John Coates a été libéré des accusations de trafic de stupéfiants portées contre lui.

Pas de preuve contre Coates

Arrêté en marge d’une frappe policière en décembre 2017, John Coates a été libéré de toutes les accusations liées au trafic de drogue portées contre lui.

Coates, défendu par Me Michel Dussault, subissait cette semaine son enquête préliminaire devant la juge Claire Desgens de la Cour du Québec.

Après l’audition de deux témoins et d’une vidéo, la juge a déterminé qu’il y avait absence totale de preuve contre Coates relativement aux accusations de possession de cocaïne et de méthamphétamine dans le but d’en faire le trafic. La juge Desgens l’a aussi libéré de l’accusation de production de méthamphétamine.

Par la suite, la procureure aux poursuites criminelles Me Émilie Baril-Côté a mentionné qu’elle n’avait pas de preuve à offrir dans le dossier de possession de cannabis dans le but d’en faire le trafic, libérant ainsi Coates de toutes les charges portées contre lui.

Accusé dans SharQc en 2009 pour ses liens avec les Hells Angels, Coates a obtenu un arrêt des procédures avant la tenue de son procès.

Coates avait été associé à cette affaire de trafic de stupéfiants notamment en raison de la mise en place de caméras de surveillance au commerce Johnny Boy Tatoo de la rue King Ouest.

Le tribunal a déterminé que rien ne liait Coates aux gestes qui lui étaient reprochés.

Également accusé dans cette affaire, Jackie Gosselin n’a cependant pas subi le même sort.

Il a été cité à procès sur les chefs de possession de stupéfiants dans le but d’en faire le trafic.

Les accusations avaient été portées à la suite de perquisitions menées en 2017 à Sherbrooke par l’Escouade régionale mixte.

Au cours de l’enquête Palan, les policiers ont mené une quinzaine de perquisitions les 13 juillet, 5 octobre et 18 octobre 2017.

De la cocaïne, du crack, du cannabis, des comprimés de méthamphétamine, des stéroïdes, des cigarettes de contrebande, 20 000 $, huit armes à feu et une arme à impulsion électrique ont été saisis.

Lors de perquisitions menées le 18 octobre dernier, le commerce Johnny Boy Tattoo de la rue King Ouest, six résidences de Sherbrooke, dont une vaste propriété du chemin de Saint-Élie, de même qu’une résidence de Cookshire-Eaton ont été fouillés.