Nicolas Bergeron et Ian Duval sont détenus depuis maintenant près d’un mois à la suite de la saisie historique de quatre kilos de cocaïne par le Service de police de Sherbrooke.

Opération Gaspésie : Bergeron et Duval repoussent une autre fois leur dossier

Nicolas Bergeron et Ian Duval passeront encore au moins 15 jours derrière les barreaux, le temps que leurs avocats analysent la preuve déposée contre eux à la suite de l’opération Gaspésie.

Les deux individus sont détenus depuis maintenant près d’un mois à la suite de la saisie historique de quatre kilos de cocaïne par le Service de police de Sherbrooke.

Aussi accusé dans cette affaire, Félix Brouillet-Nadeau a reporté ses dossiers au même moment que ses deux acolytes.

L’individu de 28 ans avait été remis en liberté la semaine dernière sous de sévères conditions, dont celle de suivre une thérapie fermée pour vaincre ses problèmes de dépendance aux stupéfiants.

Le lendemain, Brouillet-Nadeau s’est présenté au quartier général du Service de police de Sherbrooke pour se constituer détenu.

Des informations colligées dans le cadre de l’opération Gaspésie, qui s’est déroulée le 9 mai, ont permis de frapper au 1471 du boulevard de Portland une semaine plus tard pour saisir cette importante quantité de stupéfiants dans un logement loué par Duval.

Duval et Bergeron sont accusés de possession en vue d’en faire le trafic de cocaïne, de méthamphétamine et de trafic de ces substances ainsi que de possession d’arme prohibée et de recel entre décembre 2017 et mai 2018.

Des accusations ont été ajoutées, jeudi, devant la juge Claire Desgens de la Cour du Québec.

« Il y aura de nouvelles accusations au cours des prochaines semaines. Nous aurons des retours sur toute la preuve d’ici un mois », confirme la procureure aux poursuites criminelles Me Émilie Baril-Côté.

Cette dernière a remis des nouveaux éléments de preuve aux avocats de la défense Me Christian Raymond et Me Karine Poliquin.

« Il reste des éléments de preuve à venir dont certains vidéos. Ce sont des éléments qui sont pertinents avant de prendre position. Il y a certains changements qui seront faits concernant les garanties offertes », explique Me Raymond qui prendra position dans le dossier le 14 juin prochain.

Les accusés n’ont pas renoncé à leur enquête sur remise en liberté.

En plus des 3,75 kilos de cocaïne, dont deux kilos en bloc, les policiers ont trouvé 4,38 kilos de crack, 4664 comprimés de méthamphétamine, 115,72 grammes de méthamphétamine en poudre, plus de 26 000 $ en argent, un pistolet de calibre.22 avec chargeur et munitions ainsi que huit sacs de un kilo vides, mais contaminés à la cocaïne.

La structure criminelle ciblée fournissait de la cocaïne à des vendeurs ou livreurs sur la route.

Selon le témoignage d’un enquêteur du Service de police de Sherbrooke dans le cadre de l’enquête sur remise en liberté de Nicolas Bergeron et Félix Brouillet-Nadeau, détenus dans cette affaire, le kilo de cocaïne a une valeur de 50 000 $ lorsqu’il est acquis en gros.

Plus de 70 sacs contaminés à la cocaïne ont été découverts dans le logement qui aurait été utilisé par Nicolas Bergeron pour entreposer des stupéfiants sur la rue Élaine-C.-Poirier.

Des empreintes de certains des accusés ont été trouvées par les enquêteurs à la suite d’analyses effectuées à la suite de ces deux perquisitions.