Jean-Guy Shank a reconnu mercredi être à l'origine de l'incendie à son logement de la 8e avenue à Sherbrooke.

Opération bouboule : Shank plaide coupable

Brûlé en tentant de faire de la « soupe au pot » de son logement de la 8e avenue à Sherbrooke, Jean-Guy Shank a reconnu ses torts devant la justice.
En plus de la trame factuelle des gestes commis le 20 novembre dernier, l'individu de 57 ans a reconnu son implication en marge de l'opération « bouboule ».
Cette opération antidrogue s'est déroulée le 23 novembre dernier à Sherbrooke et Saint-Georges-de-Windsor.
Devant le juge Conrad Chapdelaine de la Cour du Québec, Shank a plaidé coupable à des accusations de trafic de stupéfiants entre le 7 juillet et le 23 novembre 2016 ainsi que de possession de stupéfiants dans le but d'en faire le trafic.
Concernant l'incendie criminel du 20 novembre dernier, Shank a reconnu la production de résine de cannabis ainsi que l'incendie criminel sans se soucier que d'autres personnes se trouvaient dans le bâtiment.
Le ministère public a consenti à libérer Jean-Guy Shank en attendant les observations sur la peine dans son dossier.
Il a dû verser 1000 $ pour garantir le respect de sévères conditions dont celle de ne pas entrer en contact avec les autres coaccusés.
La semaine dernière, Rock Martel, Sylvain Blais et Stéphane Michaud avaient plaidé coupables dans le cadre de cette opération.
Blais avait reconnu avoir donné des conseils à Jean-Guy Shank sur la façon de produire de l'huile de cannabis.
Une dizaine de minutes après le départ de Blais du logement de Shank la « soupe au pot » a explosé.
C'est Me Jean-Marc Bénard qui défendait Jean-Guy Shank, alors que Me Claude Robitaille représentait le ministère public.
Dans le cadre de l'opération « bouboule », 28 875 $ ont été saisis sur les lieux des six perquisitions de même qu'une quarantaine de comprimés de méthamphétamine, 2743 grammes de cannabis, une dizaine de grammes de cocaïne ainsi que du haschich.
Accusée dans cette affaire, Judy-Ann Potvin a remis son dossier au 9 décembre prochain.
Ceux de Nicolas Pratte, 33 ans et Sylvain Dulac, 57 ans, ont été remis au 14 février 2017 au même moment où se dérouleront les observations sur la peine des coaccusés.