Rock Martel a embrassé sa conjointe au palais de justice de Sherbrooke quelques instants avant de prendre le chemin de la prison pour les 18 prochains mois.

Opération Bouboule : Rock Martel écope 18 mois de prison

Pour sa collaboration avec les autorités à la suite de l’opération Bouboule, Rock Martel a écopé d’une peine qualifiée de « très clémente » par le tribunal à la suite de son implication dans le trafic de stupéfiants.

Martel a pris le chemin de la prison pour 18 mois, lundi, au palais de justice de Sherbrooke.

Cette opération antidrogue s’est déroulée le 23 novembre 2016 à Sherbrooke et Saint-Georges-de-Windsor.

Rock Martel a rapidement plaidé coupable dans cette affaire en reconnaissant quatre accusations de trafic de cannabis, de possession dans le but de trafic de méthamphétamine ainsi que de production de cannabis.

Il a fourni des informations qui ont permis de remonter jusqu’à la tête dirigeante de cette cellule de trafiquants de stupéfiants.

« Compte tenu de la nature et la quantité des substances saisies et de vos antécédents judiciaires, c’est une peine très clémente qui vous est imposée. Les avocats ont certainement tenu compte de votre collaboration dans le présent dossier », a souligné le juge Conrad Chapdelaine de la Cour du Québec en imposant la peine à Rock Martel.

La peine a été imposée à la suite d’une suggestion commune du procureur aux poursuites criminelles Me Claude Robitaille et de l’avocat de la défense Jean Leblanc qui était représenté, lundi, par Me Mélissa Gilbert.

Les vérifications auprès de Rock Martel, qui était visé dans cette affaire, ont permis de remonter jusqu’à Samuel Dumont-Blanchard qui était son fournisseur de stupéfiants.

C’est la déclaration faite par Martel à la suite de son arrestation puis des perquisitions qui ont permis d’étayer la preuve contre Dumont-Blanchard qui a écopé de 22 mois de détention en septembre 2017. Ce dernier a été condamné à 22 mois de prison.

Une quantité importante de stupéfiants avait été trouvée lors de la perquisition qui avait été réalisée à la résidence de Martel à Saint-Goerges-de-Windsor.

« Mon client va payer pour ses gestes et en assumer les conséquences », soutient Me Mélissa Gilbert.

Lors de six perquisitions effectuées lors de l’opération Bouboule, 28 875 $ ont été saisis de même qu’une quarantaine de comprimés de méthamphétamine, 2743 grammes de cannabis, une dizaine de grammes de cocaïne ainsi que du haschich.

Rock Martel a déjà été condamné à neuf mois de prison pour des accusations en semblable matière il y a une dizaine d’années. Il devra respecter des conditions dans le cadre d’une probation de deux ans.

Trahi par le système d’urgence de son véhicule

S’il peut être fort utile en situation critique, le système d’assistance d’urgence du véhicule d’un individu de 25 ans l’a trahi cette fin de semaine à Sherbrooke.

En état d’ébriété avancé, le conducteur a perdu le contrôle de son véhicule avant de finir sa course contre un poteau de signalisation sur la rue des Grandes-Fourches, samedi vers 2 h 45.

Étant donné que les coussins gonflables ont été déployés, le système d’urgence de son véhicule a contacté le Service de police de Sherbrooke.

« Nous avons reçu un appel automatisé concernant un accident. Les policiers qui se trouvaient à proximité des lieux s’y sont dirigés rapidement », explique le porte-parole du Service de police de Sherbrooke, Philippe Dubois.

Sur place, les patrouilleurs ont constaté la scène où l’automobiliste avait happé deux poteaux de signalisation. « Le conducteur se trouvait encore dans son véhicule. Les policiers ont remarqué des symptômes d’ébriété », explique le porte-parole.

Une fois au quartier général du SPS, il a enregistré un taux d’alcoolémie de plus de 230 mg par 100 ml de sang, soit près de trois fois la limite permise par la loi.

Le permis de conduire de l’automobiliste a été suspendu. Des accusations criminelles de conduite avec les capacités affaiblies ainsi que d’avoir refusé de fournir un deuxième échantillon d’haleine devraient être portées contre lui.