Objection au styromousse au Palais de justice de Chicoutimi

Un petit pas pour l’humanité, mais un grand pas pour... l’environnement. Le geste peut paraître bien ordinaire, mais les autorités du Palais de justice de Chicoutimi se sont débarrassées des verres de styromousse des salles d’audience pour les remplacer par des verres de plastique.

Depuis quelques semaines, le changement s’est opéré dans toutes les salles d’audience de la maison de la justice de la rue Racine, à Chicoutimi.

C’est à l’initiative d’un procureur du bureau du Directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP) que le changement a pu s’opérer.

«Le retrait des verres de type «styromousse» dans les salles d’audience du palais de justice de Chicoutimi est une initiative locale, qui s’inscrit dans les principes du Plan d’action de développement durable du ministère de la Justice 2017-2020 (Plan d’action)», écrit Paul-Jean Charest, des relations avec les médias du ministère de la Justice, dans un échange de courriels.  

«En effet, le fait de remplacer le styromousse par l’utilisation de verres de type «recyclable» permet d’accroître les biens et services écoresponsables acquis par le ministère de la Justice, ce qui correspond à une des actions ministérielles prévues au Plan d’action», ajoute-t-il.

Ainsi, toutes les salles d’audience ont remplacé graduellement les verres de styromousse par ceux en plastique. Ces verres servent aux témoins qui ont à raconter leur version des faits lors d’un procès, d’une enquête de remise en liberté ou à tous les volets des procédures judiciaires. 

Par ailleurs, certains palais de justice au Québec se sont dotés d’un comité environnemental communément appelé «Comité vert», qui met de l’avant ce type d’initiatives écoresponsables.

Le ministère estime que les coûts associés à ce changement au palais de justice de Chicoutimi sont de l’ordre de 300 $ annuellement.

Récupération

Toujours dans le domaine environnemental, des bacs de récupération de batteries ont été installés à divers endroits du Palais de justice de Chicoutimi.

L’idée ne vise pas uniquement les employés qui pourraient avoir à se débarrasser de batteries utilisées sur les lieux de travail. Ceux-ci peuvent même ramener les batteries qui ne servent plus de la maison.