Une peine de neuf mois de prison a été imposée à Marc Labonté par la juge Claire Desgens de la Cour du Québec.

Neuf mois de prison pour harcèlement et agression

Un individu aux prises avec des problèmes de santé mentale a harcelé une femme de Magog jusqu’à l’agresser physiquement à l’intérieur de sa résidence.

Devant le tribunal, mercredi, Marc Labonté a plaidé coupable à la trame factuelle de gestes de harcèlement et de violence contre une Magogoise en décembre 2018.

Une peine de neuf mois de prison lui a été imposée par la juge Claire Desgens de la Cour du Québec. Sa détention provisoire de trois mois a été retranchée de la peine.

Toute cette affaire a commencé en novembre 2018 alors que Labonté s’est rendu chez la victime pour réparer son ordinateur.

La situation a cependant dégénéré au début de la période des Fêtes 2018.

Sans prévenir, il s’est présenté chez elle pour faire une mise à jour de son ordinateur le 23 décembre. Il y est retourné tous les jours.

L’accusé a dormi à plusieurs reprises chez elle.

La procureure aux poursuites criminelles Me Véronique Gauthier explique que la victime trouvait l’accusé bizarre, mais qu’elle essayait de le comprendre.

À certains moments, Labonté était intoxiqué.

À plusieurs reprises lors de cette période, elle lui a demandé de quitter les lieux.

La situation a dégénéré le 28 décembre dernier.

Lorsqu’elle est rentrée chez elle, la victime a trouvé Labonté assis sur son divan.

La victime lui a demandé de quitter à plusieurs reprises.

À un certain moment, Labonté l’a frappée lui causant une fracture du nez.

Il s’est aussi approché d’elle avec un couteau et il lui a dit qu’elle allait souffrir.

C’est le fils de la victime qui est intervenu pour protéger sa mère.

« C’est une version bizarre, mais je vais la prendre », a reconnu l’accusé qui confirme les faits.

Marc Labonté a reconnu des voies de fait causant des lésions à l’égard de cette femme, de voies de fait armées d’un couteau de cuisine et d’avoir fait craindre à la victime pour sa sécurité.

Libéré sous conditions, Marc Labonté a récidivé.


«  Mon client a été évalué en psychiatrie. Il ne se rappelle pas de certains faits parce qu’il était complètement déconnecté.  »
Me Joël Bourassa, avocat de la défense

Le 24 février 2019, il s’est introduit dans le logement de la victime à Magog brisant ainsi ses conditions de ne pas communiquer avec elle.

Il a défoncé la porte du logement de la victime. C’est un témoin indépendant qui a alerté les policiers dans cette affaire.

En mars dernier, il a aussi tenté à plusieurs reprises de communiquer avec elle à partir du Centre de détention de Sherbrooke.

Il lui dit qu’il l’aime et qu’il aimerait la revoir.

« Mon client a été évalué en psychiatrie. Il ne se rappelle pas de certains faits parce qu’il était complètement déconnecté », signale l’avocat de la défense Me Joël Bourassa.

Dans sa déclaration, la victime parle de ses blessures au nez ainsi que du stress et de l’anxiété causés par ces gestes.

« La victime a droit à la quiétude et la sérénité. Elle ne veut plus avoir à faire avec vous », a rappelé la juge Desgens à l’accusé.

Un interdit de contact avec la victime a été imposé par la juge Desgens. Marc Labonté devra aussi faire un suivi médical relatif à ses problèmes de santé mentale.

« Ce qui est d’autant plus important ce sont les conditions que vous devrez respecter à votre sortie de prison », signale la juge Desgens.