Nancy Landry pourra quitter le pénitencier et sera assignée à une résidence spécialisée où des conditions spéciales seront imposées pour un suivi psychiatrique et un autre suivi relatif à ses fréquentations avec les hommes.

Nancy Landry en liberté conditionnelle totale

Condamnée à huit ans de prison pour avoir causé la mort de son fils de trois ans, Nancy Landry se retrouve en liberté dans un centre adapté à sa condition.

Dans une décision récente dont La Tribune a obtenu copie, la Commission des libérations conditionnelles du Canada (CLCC) a accordé une libération conditionnelle totale à la femme de 45 ans.

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Éric Garneau n'oublie pas Nathan

Nancy Landry a reconnu avoir causé la mort de son garçon, Nathan Garneau, en février 2011 à Sherbrooke. Elle avait été condamnée à la prison en février 2017 pour un homicide involontaire coupable.

Nancy Landry pourra quitter le pénitencier et sera assignée à une résidence spécialisée où des conditions spéciales seront imposées pour un suivi psychiatrique et un autre suivi relatif à ses fréquentations avec les hommes.

« La Commisison considère que votre plan de sortie est fort bien adapté aux besoins d’accompagnement et d’encadrement que requièrent votre risque et votre état de santé mentale », explique la CLCC dans sa décision.

La Commission considère que la libération de Nancy Landry ne représente pas un risque inacceptable pour la société.

État dépressif

Seule dans son appartement du nord de Sherbrooke avec son enfant le 19 février 2011, elle lui a donné des médicaments mélangés dans un jus avant de le faire suffoquer. Elle était dans un état dépressif et prenait des médicaments à la suite d’une séparation avec le père de l’enfant lorsque les gestes irréparables ont été commis.

« Au moment des faits, vous étiez médicamentée pour vos affects dépressifs », explique la CLCC dans sa décision.

La mère de famille s’est par la suite infligé de graves blessures au cou et aux poignets qui lui ont fait perdre beaucoup de sang et qui lui ont laissé des dommages importants au cerveau.

La CLCC note que cet épisode a fait en sorte qu’elle a manqué d’oxygène au cerveau entrainant « la mort de neurones et le mauvais fonctionnement des parties du cerveau ayant souffert de ce manque. »

L’Équipe de gestion de cas (EGC) de Nancy Landry en détention est d’avis que le risque des circonstances similaires de passage à l’acte est quasi nul.

« Malgré la culpabilité toujours présente, vous arrivez davantage à parler des circonstances de votre délit de manière plus dégagée. Face à votre ex-conjoint, le père de la victime, vous arrivez aujourd’hui à le considérer, lui aussi, comme une victime de vos gestes. Selon votre EGC, ce progrès est colossal dans votre cas, considérant la réalité de votre psychorigidité », explique la CLCC.

En détention, Nancy Landry se pliait aux consignes et avait un comportement conformiste. Elle n’avait cependant pas les capacités de participer aux programmes correctionnels.