Si les peines pour lesquelles ils ont été condamnés dans le projet muraille viennent de se terminer ou sont sur le point de l’être, Richard Skinner et Joey Rae ne sont pas libérés de prison.

Muraille : Skinner et Rae ne sont pas au bout de leurs peines

Si les peines pour lesquelles ils ont été condamnés dans le projet muraille viennent de se terminer ou sont sur le point de l’être, Richard Skinner et Joey Rae ne sont pas libérés de prison.

Skinner est l’une des têtes dirigeantes du trafic de stupéfiants au sud de l’autoroute 10 dans le secteur de Granby, alors que Joey Rae était situé juste sous lui comme bras droit de Nelson Murphy dans cette cellule de trafiquants.

Jeudi au palais de justice de Sherbrooke, Richard Skinner a réitéré ses plaidoyers de culpabilité pour des accusations de complot pour trafic de stupéfiants et trafic de stupéfiants entre le 1er mars 2015 et 29 juin 2016.

La peine de 31 mois et demi de prison imposée par le juge Gaétan Dumas de la Cour supérieure correspond au temps de détention provisoire que Skinner a purgée depuis son arrestation en juin 2016.

La preuve du projet muraille révèle qu’il avait droit à des redevances pour la vente de stupéfiants au sud de l’autoroute 10.

Skinner a été vu à cinq reprises avec Jean-Maurice Viens, condamné dans cette affaire, pour discuter de la vente de stupéfiants et le partage des profits.

L’Agent civil d’infiltration au dossier a soutenu que Richard Skinner avait le contrôle du trafic dans les secteurs de Bromont et Farnham.

Lors de la perquisition, divers articles à l’effigie des Hells Angels et une arme prohibée ont notamment été saisis chez lui.

Skinner était tout en haut de la hiérarchie.

Nouvelles accusations contre Skinner

Même si sa peine est terminée, Skinner demeure détenu.

Il est en attente de son procès pour intimidation et menaces de mort à un officier de justice en septembre 2018. Il doit revenir devant le tribunal le 11 juin prochain dans cette affaire.

Joey Rae, membre des Devil’s Ghost de Sherbrooke, a de son côté été condamné à 33 mois et demi de prison. Lui non plus ne pourra pas quitter la prison à l’expiration de sa peine parce qu’il est détenu dans une affaire de voies de fait graves et vol qualifié à Drummondville.

Le rôle de Joey Rae consistait à cacher, préparer et livrer les stupéfiants. Il agissait comme coordonnateur de l’approvisionnement en cocaïne et méthamphétamine de la cellule.

Une perquisition en novembre 2015 a permis de saisir plus de 3000 comprimés de méthamphétamine sur Joey Rae. Lors de celle du 29 juin 2016, 4160 $, 185 grammes de cocaïne, une presse pour la cocaïne, des items de support aux Hells Angels et aux Devil’s Ghost ont notamment été saisis chez lui.

Steve Bombardier a aussi reçu sa peine pour son implication dans le trafic de stupéfiants. Il a été condamné à 12 mois de prison fermes par le juge Dumas. Bombardier était dans le bas de l’échelle de l’organigramme de l’organisation démantelée dans le cadre du projet Muraille. Il avait été remis en liberté à la suite de son arrestation en juin 2016.

Les plaidoyers de culpabilité dans muraille ont évité la tenue de deux longs procès devant jury qui étaient prévus au palais de justice de Sherbrooke au début 2018.

La grande majorité des individus sont accusés de complot pour trafic de cocaïne, méthamphétamine, MDMA, cannabis et haschich entre le 15 mars 2015 et le 29 juin 2016 à Granby, Repentigny, Brossard et ailleurs au Québec et en Ontario ainsi que de trafic de ces substances à Granby et ailleurs au Québec et en Ontario.

Trente-six individus, dont 17 sont restés détenus, ont été accusés au terme de l’opération où 54 personnes impliquées vraisemblablement dans l’approvisionnement, la distribution et le trafic de stupéfiants ont été arrêtées.