Michel Charland

Multiples gestes à caractère sexuel : Charland reste détenu

Accusé de multiples gestes à caractère sexuel pendant de nombreuses années à l’endroit d’une mineure, Michel Charland de Sherbrooke restera détenu jusqu’à la conclusion des procédures judiciaires.

Le juge Paul Dunnigan de la Cour du Québec a déterminé, lundi, que la détention de Charland était nécessaire non seulement pour assurer la protection et la sécurité de la victime alléguée et de sa mère, mais aussi pour ne pas miner la confiance du public envers l’administration de la justice.

« Les accusations paraissent fondées. Ce sont des accusations graves et l’accusé encourt une longue peine de détention », a mentionné le juge Dunnigan.

Même si l’individu de 62 ans reste détenu, le juge Dunnigan a imposé des interdits de contacts avec la victime alléguée et sa mère de même qu’avec sa conjointe et la fille de cette dernière.

L’enquête sur remise en liberté s’était déroulée le 15 mars dernier. La procureure aux poursuites criminelles Joanny Saint-Pierre s’était opposée fermement à la remise en liberté de l’accusé.

L’individu de 62 ans, défendu par Me Michèle Lamarre-Leroux de l’aide juridique, n’avait pas offert de garantie substantielle et son projet d’échanger de logement avec sa conjointe n’avait pas été vérifié.

Lors de l’enquête sur remise en liberté, Charland avait mentionné « qu’il avait compris que des actes de même, ça ne se pose pas ».

L’individu aurait gagné la confiance de la victime avant de commettre des gestes à caractère sexuel entre septembre 2011 et décembre 2017.

Charland a amadoué la victime puis sa mère afin de créer un climat de confiance. La victime alléguée s’est rendue à plusieurs reprises pour aller voir des films de princesses, puis pour des laps de temps allant jusqu’à des nuits complètes.

Les premiers gestes à caractère sexuel sont survenus alors que la fillette sortait du bain.

Les gestes sexuels ont été répétés à plusieurs reprises. La victime a signalé que Charland la touchait à des parties intimes. L’accusé demandait aussi à la fillette de la toucher. Lorsqu’elle refusait, Charland insistait jusqu’à ce qu’elle se plie à ses demandes.

Plusieurs éléments, qui ne peuvent être révélés pour ne pas identifier la victime ou ses proches, expliquent pourquoi la mère de l’enfant lui a permis de se rendre chez Charland.

La conjointe de ce dernier devait d’ailleurs s’y trouver, mais elle n’y était jamais lorsque Charland aurait commis les gestes qui lui sont reprochés.

Charland est détenu depuis le 22 février dernier alors qu’il a été arrêté pour ces agressions sexuelles commises sur la fillette, qui était âgée de 7 ans en 2011.

Il fait face à des accusations d’incitation à des contacts sexuels, d’attouchements sexuels, d’agression sexuelle, de production de pornographie juvénile entre septembre 2011 et décembre 2017 ainsi que de possession de pornographie juvénile entre mai 2003 et février 2018 ainsi que d’avoir produit des vidéos d’enfants « dans des circonstances où il y a une attente raisonnable en matière de vie privée ».

Charland aurait pris des photos en mettant l’emphase sur les robes et les sous-vêtements des enfants à partir de son logement. D’autres photos avec des enfants en pose « sexy » et des images de pornographie juvénile ont été trouvées lors de la perquisition.

Michel Charland a déjà été condamné à une peine de trois ans de prison pour des agressions sexuelles il y a près de 30 ans. Il avait suivi une thérapie pour abuseur alors qu’il se trouvait au pénitencier pour des gestes commis auprès de deux victimes mineures à Thetford Mines.