Les policiers de Sherbrooke n’ont jamais hésité à rendre la vie difficile aux motards criminels actifs sur le territoire du SPS, assure le corps policier municipal.

Motards: «L’intimidation ne sera jamais tolérée», dit le SPS

Les menaces formulées par des motards criminels à l’endroit d’un haut gradé de la Sûreté du Québec (SQ) et de son père ont eu des échos jusqu’à Sherbrooke.

Au Service de police de Sherbrooke (SPS), on assure qu’on prend le dossier très au sérieux et que l’intimidation n’a jamais été et ne sera pas tolérée.

La semaine dernière, l’inspecteur Guy Lapointe, un porte-parole de la SQ, et son père du même nom, ancien hockeyeur du Canadien de Montréal, ont été la cible de menaces de mort attribuées aux Hells Angels ou à leurs sympathisants. Une lettre acheminée au quartier général du corps policier à Montréal contenait des « menaces de mort sans équivoque » contre les Lapointe père et fils.

« Nous participons à un plan de lutte contre l’intimidation », commente Samuel Ducharme du SPS appelé à commenter l’affaire par La Tribune. « C’est un sujet sensible pour nous. »

« Le SPS n’hésitera jamais à intervenir pour contrer l’intimidation. Nous avons déjà été la cible d’événement du genre il y a longtemps et ça n’a pas été toléré. Nous avons agi. »

Selon plusieurs médias, l’auteur de la fameuse lettre d’intimidation s’identifiait aux Hells Angels et à leurs sympathisants. Les experts de la lutte contre les motards criminels de la SQ ont jugé la missive très sérieuse en raison de certains éléments dans le contenu de la lettre, rapportait La Presse.

Samedi matin, le directeur par intérim du Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) et ancien patron de la SQ, Martin Prud’homme, a soutenu que cette menace interpelait l’ensemble de la communauté policière et qu’elle commandait une réponse concertée dans la lutte contre le crime organisé.

Samuel Ducharme

Section réactivée

Questionné à ce sujet, M. Ducharme mentionne que le SPS ne refuse jamais d’aider un autre corps de police. « Si une organisation policière a des problèmes et ont besoin de notre assistance nous allons les aider », dit-il, relayant les propos de son patron Danny McConnell, directeur du SPS.

« Nous unissons nos voix pour mentionner que l’intimidation ne sera jamais tolérée par le SPS. »
En mai dernier, on apprenait que la section des Hells Angels de Sherbrooke avait été réactivée. Des membres arborant de nouveau une veste à l’effigie de la section de la capitale de l’Estrie avaient été observés par des enquêteurs de la SQ lors d’une fête organisée pour le 30e anniversaire du chapitre de Québec.

La section de Sherbrooke était la dernière qui n’avait toujours pas été réactivée à la suite de la vaste rafle anti-motards SharQc menée en avril 2009, il y a neuf ans. Cela signifie que la section compte au moins six membres, comme le veulent les statuts et règlements du groupe de motards international.

Rappelons que cinq membres de la section de Sherbrooke arrêtés et accusés dans la foulée de SharQc avaient commencé à subir leur procès en 2015, avant que celui-ci prenne fin abruptement, par un arrêt des procédures, en octobre de la même année.

Rappelons que le SPS s’est retiré de l’Escouade régionale mixte (ERM) il y a quelques semaines. On assure toutefois que la lutte contre les activités criminelles du chapitre de Sherbrooke des Hells Angels se poursuit malgré cette décision.

Samuel Ducharme souligne que le SPS n’a jamais manqué de rendre la vie difficile aux organisations criminelles comme celle des motards dans le passé.