Pascal Montembeault

Montembeault a déposé la contestation de sa peine de 103 ans

Par l’entremise de son avocat, Pascal Montembeault a déposé une contestation de la peine consécutive de 103 ans qui doit théoriquement lui être imposée pour les multiples crimes à caractère sexuel qu’il a reconnus sur une centaine de victimes mineures.

Devant le tribunal, vendredi, Me Guy Plourde a déposé l’avis d’inconstitutionnalité des peines consécutives à la juge Claire Desgens de la Cour du Québec au palais de justice de Sherbrooke.

Le procureur général du Québec, qui doit être présent pour le débat de cette requête, a demandé que le moment des observations sur la peine soit déterminé le 13 janvier 2020.

C’est à ce moment que Me Plourde et la procureure aux poursuites criminelles, Me Marie-Line Ducharme fixeront la suite des procédures.

Selon le Code criminel, le prédateur sexuel Pascal Montembeault de Trois-Rivières devrait être condamné à 103 années de prison, soit un minimum d’une année de prison pour chacune des victimes des crimes à caractère sexuel dont il a reconnu être l’auteur.

En juillet dernier, le prédateur sexuel a reconnu des gestes sexuels sur 103 victimes adolescentes au palais de justice de Sherbrooke.

Leurre informatique, avoir rendu accessible du matériel sexuellement explicite, incitation à des contacts sexuels, production et possession de pornographie juvénile, la liste des 163 accusations qu’il a avouées est longue.

Du virtuel au réel

L’homme de 39 ans est passé des crimes derrière son écran à un crime en personne avec une adolescente de Sherbrooke sur laquelle il a commis des attouchements sexuels en août 2017.

Montembeault est détenu depuis son arrestation dans cette affaire.

Pascal Montembeault utilisait le pseudonyme de Marc-André Cormier pour aborder ses victimes potentielles sur les médias sociaux.

Il utilisait les sites Ados rencontres, Facebook et Skype pour faire du leurre informatique. Il avait des conversations de nature sexuelle avec les victimes. Il transférait des photos de ses parties génitales et recevait parfois des photos et vidéos explicites de ces jeunes filles.

Les victimes alléguées sont situées dans toutes les régions du Québec. Montembeault a même fait des victimes en France. Il n’utilisait pas les menaces, mais une certaine pression psychologique.

Montembeault a entrepris un suivi au Centre de détention de Sorel en attendant sa peine.

L’homme avait été mis hors d’état de nuire après son arrestation dans une sordide affaire d’agression sexuelle commise sur une adolescente de 14 ans dans un parc de Sherbrooke.

Depuis ses aveux pour ce crime, il a collaboré avec les autorités policières en avouant les crimes à l’endroit de 102 autres adolescentes.