Marie-Kristel Abrahel du Studio Unik perçage tatouage de Sherbrooke soutient qu’elle reçoit régulièrement des personnes dont le piercing s’infecte après avoir été réalisé par des non-professionnels.

Mise en garde sur le perçage

Une perceuse professionnelle de Sherbrooke lance une mise en garde relativement à la sécurité entourant la qualité du perçage aux oreilles ou au nombril fait avec un pistolet.

Marie-Kristel Abrahel du Studio Unik perçage tatouage de Sherbrooke soutient qu’elle reçoit régulièrement des personnes dont le piercing s’infecte après avoir été réalisé par des non-professionnels.

« Le problème demeure que ces perçages entraînement des conséquences. Ils sont trop serrés ou faits en angle. Ils deviennent douloureux pour la personne et peuvent s’infecter. Je peux recevoir deux à trois personnes par semaine qui se sont fait percer au gun, dont le travail s’est infecté », explique celle qui pratique le perçage depuis cinq ans.

Elle insiste sur le fait que les piercings doivent être réalisés dans un endroit doté d’une pièce de stérilisation du matériel.

« Souvent les gens vont dans des résidences ou des centres commerciaux au milieu des autres clients. Ces perçages sont réalisés par des gens qui n’ont pas de formation. Il y a aussi tout le risque relié à la contamination croisée », prévient Marie-Kristel Abrahel, qui pratique son métier dans une pièce aseptisée à la manière d’un bureau de médecin.

Elle affirme avoir rencontré certains cas où la personne a dû être dirigée à l’urgence afin de se faire prescrire des antibiotiques à la suite d’un perçage mal effectué.


«  Je ne recommande pas non plus le perçage pour les enfants de moins de cinq ans.  »
Marie-Kristel Abrahel

La réputation du perceur, la propreté du studio, la stérilisation du matériel et la qualité des bijoux demeurent des éléments importants pour assurer une qualité au perçage.

« Payer un peu plus cher pour un bijou de qualité idéalement en titane peut faire une différence. C’est un métal qui est utilisé lors de chirurgies. Il ne faut pas hésiter à poser des questions. Je ne recommande pas non plus le perçage pour les enfants de moins de cinq ans. En bas âge, le système immunitaire n’est pas assez développé. Les parents doivent éviter de céder aux pressons sociales », estime Marie-Kristel Abrahel qui utilise des aiguilles neuves et stériles qu’elle jette après chaque utilisation.

Elle signale qu’il n’existe pas de formation spécifique, de certification ou de règlementation pour effectuer des perçages.

« Ça pourrait effectivement permettre d’éviter les problèmes ou ceux qui s’improvisent dans le domaine. Pour l’instant, il existe certaines formations pour prévenir la contamination croisée. Mais le métier s’apprend avec des maîtres et apprentis comme c’était le cas avec plusieurs métiers pendants plusieurs années. En Europe, le métier de perceur est beaucoup plus réglementé. Il serait temps que ce soit le cas ici aussi » , estime Marie-Kristel Abrahel.

Le CIUSSS de l’Estrie-CHUS ne rapporte aucun signalement concernant une problématique reliée au piercing. Aucune hépatite C ou hépatite B aiguë a été déclarée dans les derniers mois.

Une campagne de sensibilisation avait été lancée en 2004 ciblant les risques reliés au tatouage et au piercing.