Michel Cadotte écope d'une peine de deux ans moins un jour d'emprisonnement.

Michel Cadotte condamné à deux ans moins un jour pour avoir tué sa femme

MONTRÉAL - Michel Cadotte, reconnu coupable d’homicide involontaire coupable pour avoir étouffé sa femme Jocelyne Lizotte atteinte de la maladie d’Alzheimer, devra encore passer deux ans moins un jour en prison.

Sa peine a été annoncée mardi au palais de justice de Montréal.

La Couronne avait fait valoir qu’il devait être condamné à huit ans de prison compte tenu de la vulnérabilité de la victime et du caractère violent de sa mort, survenue le 20 février 2017.

La défense, pour sa part, avait recommandé à la juge Hélène Di Salvo, de la Cour supérieure du Québec, une peine de six à 12 mois de prison.

À leur sortie de la salle d’audience, les deux parties ne cachaient pas leur déception.

Les avocats de M. Cadotte se sont dits «surpris» et ont avoué que ce verdict était «difficile à digérer».

«Notre société fut la trame de ce drame. Force est de constater que malgré tout ça, malgré les émotions, malgré les pertes, absolument rien n’a changé», a déclaré Elfriede-Andrée Duclervil.

«On fait face clairement à un problème de société», a-t-elle ajouté.

Michel Cadotte, âgé de 57 ans, a été reconnu coupable il y a trois mois d’avoir tué sa femme, qui vivait dans un établissement de soins de longue durée. Mme Lizotte, âgée de 60 ans, souffrait de la maladie d’Alzheimer à un stade avancé. Cette affaire avait été considérée par certains comme un «meurtre par compassion» - une infraction qui n’existe pas dans le Code criminel.

La procureure Geneviève Langlois a déclaré que la Couronne ferait un examen minutieux du jugement avant de déterminer s’il pourrait y avoir un appel.

«Bien évidemment, il ne s’agit pas de la peine que nous avions suggérée», a-t-elle reconnu.

Les avocats de la défense ont déclaré qu’il était encore trop tôt pour déterminer s’ils porteraient la peine en appel.

Sa peine a été annoncée mardi au palais de justice de Montréal.

La Couronne avait fait valoir qu’il devait être condamné à huit ans de prison compte tenu de la vulnérabilité de la victime et du caractère violent de sa mort, survenue le 20 février 2017.

La défense, pour sa part, avait recommandé à la juge Hélène Di Salvo, de la Cour supérieure du Québec, une peine de six à 12 mois de prison.

Michel Cadotte, âgé de 57 ans, a été reconnu coupable il y a trois mois d’avoir tué sa femme, qui vivait dans un établissement de soins de longue durée. Mme Lizotte, âgée de 60 ans, souffrait de la maladie d’Alzheimer à un stade avancé.

Cette affaire avait été considérée par certains comme un «meurtre par compassion» - une infraction qui n’existe pas dans le Code criminel.

Plus de détails à venir.