Michée Roy de Richmond aurait demandé de pouvoir contacter son avocat lorsque le policier, qui est venu en aide à son enfant, lui a demandé sa collaboration pour faire une enquête entourant les circonstances pour expliquer l'état du poupon en janvier 2015.

Michée Roy a vite contacté son avocat

Michée Roy de Richmond aurait demandé de pouvoir contacter son avocat lorsque le policier, qui est venu en aide à son enfant, lui a demandé sa collaboration pour faire une enquête entourant les circonstances pour expliquer l'état du poupon en janvier 2015.
Michée Roy, qui est détenu depuis près de deux ans, est accusé
de l'homicide involontaire de son enfant de 69 jours.
Même si le procès se déroulera en mars prochain, les procédures concernant Michée Roy ont commencé lundi au palais de justice de Sherbrooke devant la juge Claire Desgens de la Cour du Québec.
Le policier Dany Durand de la Sûreté du Québec, qui ne pourra pas être disponible lors du procès qui se déroulera dans la semaine du 13 mars prochain, a été appelé à la barre.
L'agent Durand a fait des manoeuvres de réanimation à l'enfant à son arrivée au domicile de la rue Melbourne Nord le 1er janvier 2015.
« Lorsque je suis arrivé, Michée Roy était à genoux au sol à côté du bébé. Il y avait un préposé du 9-1-1 sur main libre. Il m'a demandé de faire les manoeuvres de réanimation (...) L'enfant était au sol sur le dos. Il avait la peau, les lèvres et les paupières qui commençaient à être bleus. Il n'avait aucun signe vital, mais était encore chaud », explique le policier Durand qui soutient que cet événement a été l'un des plus éprouvants de sa carrière.
Les ambulanciers paramédicaux ont pris la relève du policier pour les manoeuvres de réanimation.
Courte collaboration
Dany Durand a alors refait le fil de la journée avant les événements avec le père de famille. Ce dernier était alors paniqué pendant l'intervention de réanimation, mais collaborait avec le policier pour décrire la journée de l'enfant.
L'enfant aurait été laissé sur le divan par Michée Roy qui est allé préparer un biberon. C'est à son retour que l'enfant aurait présenté des difficultés respiratoires.
« Lorsque les ambulanciers ont quitté avec l'enfant, j'ai demandé à Michée Roy de laisser la porte ouverte pour que les enquêteurs puissent faire la lumière sur cet événement. Il a refusé et il voulait que je sorte de la maison. Il m'a dit qu'il allait barrer la porte et qu'il allait appeler son avocat. Il a ramassé des billets de 20 $ avant de quitter la maison », a témoigné le policier.
Le policier Durand mentionne qu'avant cet événement, il était en mode sauvetage de l'enfant et n'avait noté aucun élément pouvant lui laisser soupçonner un cas de maltraitance.
« Lorsqu'il m'a demandé d'appeler son avocat, j'ai trouvé ça louche. J'ai trouvé bizarre qu'un père ne veuille pas connaître les causes », a indiqué Dany Durand de la SQ qui n'a observé aucun hématome, blessure, de rougeur anormale ou de sang sur le visage ou la poitrine de l'enfant. Le policier n'a pas noté non plus de vomissement.
Michée Roy a été accusé de l'homicide involontaire de l'enfant à l'été 2015.
L'enfant, qui se trouvait dans un état neurovégétatif depuis les événements survenus le 1er janvier 2015, est décédé en juin de la même année.
L'accusé possède de nombreux antécédents judiciaires, ayant été condamné à 59 reprises depuis 1998.
C'est Me Marie-Line Ducharme qui représente le ministère public dans cette affaire, alors que Me Félix-Antoine Doyon défend Michée Roy.