Ian Bélanger et Kassandra Harpin lors de leur arrestation en septembre dernier.

Meurtre d’Héliodore Dulac : cinq ou six témoins seront appelés à la barre

Accusés du meurtre au deuxième degré d’Héliodore Dulac à Milan, Kassandra Harpin et Ian Bélanger subiront leur enquête sur remise en liberté sur trois jours à Lac-Mégantic.

Le juge Conrad Chapdelaine de la Cour du Québec doit analyser les disponibilités du tribunal pour trois jours de procédures du 21 au 23 février ou du 1er au 3 avril avant de retenir les dates de cette étape préalable au procès.

Le tribunal fixera vendredi les dates de l’enquête préliminaire où cinq à six témoins devraient être entendus.

Kassandra Harpin a salué ses proches présents dans la salle d’audience au palais de justice de Sherbrooke lors de son passage devant le tribunal, mercredi.

Les avocats de la défense au dossier, Me Caroline Monette pour Kassandra Harpin ainsi que Me Thomas Walsh et Me Charles Shearson pour Bélanger, doivent déposer des requêtes pour obtenir de la preuve supplémentaire dans le dossier notamment sur les motifs pour l’obtention de mandats de perquisition.

Héliodore Dulac a été retrouvé sans vie à sa résidence du chemin Yard à Milan le 3 juin dernier.

Kassandra Harpin

Les deux accusés sont détenus depuis le 7 septembre, le jour de leur arrestation à Lambton.

Le juge Martin Bureau de la Cour supérieure a rejeté la requête de remise en liberté provisoire de Kassandra Harpin en octobre.

La poursuite s’opposait à la remise en liberté de Kassandra Harpin pour assurer la protection et la sécurité du public et des témoins ainsi que pour ne pas miner la confiance du public envers l’administration de la justice.

La preuve commune, qui a été faite par la poursuite lors de l’enquête sur remise en liberté, sera versée dans le dossier de Bélanger qui reste en suspens.

Aucune date n’a été retenue pour la poursuite de l’enquête sur remise en liberté dans le dossier de Ian Bélanger.

Une ordonnance de non-publication a été demandée dans le dossier ce qui empêche de révéler le contenu de la preuve.

Me Claude Robitaille et Me Isabelle Dorion représentent le ministère public dans cette affaire.