Mathieu Larin a plaidé coupable, lundi, d’avoir amené trois femmes à offrir des services sexuels moyennant rétribution entre décembre 2016 et juin 2017.

Mathieu Larin reconnaît être un proxénète

Mathieu Larin a reconnu les accusations de proxénétisme déposées contre lui.

L’individu a plaidé coupable, lundi, d’avoir amené trois femmes à offrir des services sexuels moyennant rétribution entre décembre 2016 et juin 2017.

« Oui, je l’admets », a reconnu Larin devant le juge Conrad Chapdelaine de la Cour du Québec.

Le proxénète est détenu depuis le début septembre après son arrestation dans la première affaire de proxénétisme. Sa remise en liberté lui avait été refusée par le tribunal, puis une nouvelle accusation a été déposée.

Mathieu Larin, qui possède plusieurs antécédents judiciaires, a reconnu avoir amené deux personnes à offrir des services sexuels moyennant rétribution entre mars et juin 2017, soit du proxénétisme. L’individu doit aussi reconnu avoir fait de la publicité pour offrir des services sexuels moyennant rétribution et d’avoir bénéficié d’un avantage pécuniaire qu’il savait provenir de la prostitution.

Il a aussi reconnu une accusation de proxénétisme à l’endroit d’une autre femme entre décembre 2016 et avril 2017.

Autres accusations

Il a aussi plaidé coupable à des voies de fait, de séquestration et de méfait, le 12 juin 2017.

La poursuite a laissé tomber le chef d’accusation d’agression sexuelle.

Larin utilisait le site « Annonces intimes » pour offrir divers services sexuels de jeunes femmes qu’il aurait recrutées. La victime alléguée aurait travaillé pour Larin jusqu’en juin. Des photos en lingerie des femmes étaient publiées sur le site Internet qui servait à attirer les clients. Laurin aurait eu jusqu’à six à sept filles sous son emprise au cours de la période, dont il est accusé. Larin louait des chambres d’un établissement hôtelier de Sherbrooke. C’est lui qui répondait aux messages des clients qui sollicitaient les services sexuels.

Service à domicile
Certains services sexuels ont aussi été offerts durant la période des accusations dans un appartement du secteur Mi-Vallon ainsi qu’à domicile.

C’est dans un contexte où la violence, la contrainte et la consommation de drogue, plus particulièrement de la cocaïne, étaient omniprésentes que l’une des victimes alléguées a brisé le silence pour sortir de ce milieu.

Les avocats au dossier Me Alexandre Fleurent de l’aide juridique et la procureure aux poursuites criminelles Me Geneviève Crépeau feront les observations sur la peine dans le dossier le 21 novembre prochain.

Une plaignante devrait vraisemblablement être entendue lors de cette étape des procédures judiciaires. La défense pourrait aussi appeler des témoins à la barre.

Les avocats ont mentionné au tribunal qu’ils n’avaient pas de suggestion commune à présenter.