La femme de 39 ans ne peut être identifiée afin de protéger l'anonymat de ses enfants.
La femme de 39 ans ne peut être identifiée afin de protéger l'anonymat de ses enfants.

Maltraitance d’enfant: pas de sentence avant l’automne

Bien qu’elle ait plaidé coupable en mai, une mère de Granby trouvée coupable d’avoir battu et maltraité son aîné, en plus de l’avoir hébergé dans des conditions épouvantables, n’aura pas sa sentence avant l’automne.

Les parties ont récemment participé à deux jours d’audience, au palais de justice de Granby, afin de déterminer la peine à imposer à la femme de 39 ans, dont l’identité ne peut être publiée afin de protéger celle de ses enfants.

Représentée par Me Valérie Simard-Croteau, la Couronne a déposé une preuve supplémentaire et la défense, occupée par Me Joalie Jenkins, fera de même le 28 septembre. Le tribunal décidera ensuite de la sentence à imposer à la Granbyenne.

Mère de trois enfants, elle a plaidé coupable en mai à des accusations de voies de fait graves, de négligence criminelle ayant causé des lésions corporelles et d’omission de fournir les choses nécessaires à la vie.

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«Aucun intérêt pour ses enfants»

Ces accusations ne concernent que l’aîné, aujourd’hui âgé de 18 ans, bien que les deux autres fils de l'accusé, âgés maintenant de deux et quatre ans, aient pâti de leurs conditions de vie. Tous ont été placés en famille d’accueil et la mère n’a pas été remise en liberté à la suite de son arrestation en février 2019.

Le juge Serge Champoux, de la Cour du Québec, avait alors déclaré qu’elle «semble n’avoir aucun intérêt pour ses enfants». Il a également évoqué «une «insensibilité renversante» et «une cruauté qui dépasse l’entendement».

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Les enfants avaient été trouvés laissés à eux-mêmes dans un logement insalubre de la rue Denison Ouest, où jonchaient, entre autres, des excréments humains, des déchets et des mouches.

Blessures

L’aîné, qui disait faire l’école à la maison, était battu à répétition et a été trouvé amaigri, couvert de plaies, incapable de marcher et souffrant de problèmes pulmonaires. Ses frères présentaient pour leur part des ecchymoses et des égratignures.

«Ma mère me fait mal. Elle me frappait, me poussait, me brûlait, me donnait des coups de pied au ventre. Elle m’a cassé trois dents, c’est pour ça que je ne l’aime pas et que je ne veux plus la voir», avait confié l’adolescent de 17 ans à une enquêteuse de la police, quelques jours après qu’il eût été pris en charge par la Direction de la protection de la jeunesse.

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Depuis son incarcération, la femme a aussi été trouvée coupable de voies de fait armées et de fraude dans un autre dossier, qui ne concerne pas ses enfants.