L’UPAC mène une enquête sur les allocations pour frais de logement dont Pierre Paradis aurait fait bénéficier sa fille et son gendre.

L’UPAC s’intéresse à Pierre Paradis

Les ennuis de Pierre Paradis ne sont pas encore terminés. L’Unité permanente anticorruption (UPAC) mène une enquête sur le député sortant de Brome-Missisquoi pour fraude, abus de confiance et usage de faux documents, révèle le Bureau d’enquête du Journal de Montréal. L’UPAC s’intéresserait à ses allocations de logement qu’il aurait utilisées pour loger sa fille et son gendre à Québec et qui lui ont valu un blâme sévère de la part de la Commissaire à l’éthique et à la déontologie plus tôt cette année.

La commissaire Ariane Mignolet recommandait alors qu’il rembourse plus de 24 000 $, l’ex-député ayant selon elle utilisé ses allocations de logement pour favoriser les intérêts de sa fille et de son gendre.

Mme Mignolet reprochait à M. Paradis d’avoir utilisé son allocation — provenant de fonds publics — pour loger gratuitement, ou presque, des membres de sa famille dans des logements qu’il occupait dans le cadre de sa fonction de député entre 2009 et 2015.

Le principal intéressé avait alors nié avoir transgressé les règles d’éthique. Le premier ministre Philippe Couillard et les élus du Parti libéral du Québec avaient voté contre les sanctions quelques jours plus tard et M. Paradis s’en était sorti indemne.

Le dossier ne s’est toutefois pas arrêté avec le vote des libéraux puisque les enquêteurs de l’UPAC s’y intéresseraient aussi. Selon les journalistes du Journal de Montréal, l’UPAC enquêterait depuis février 2017. Une procureure de la couronne travaillerait aussi avec les policiers. Pour le moment, aucune accusation n’a toutefois été portée contre M. Paradis.

Exclu du caucus libéral en janvier 2017 en raison d’allégations d’inconduites sexuelles, qui n’ont pas mené à des accusations criminelles, l’ex-ministre a été depuis réintégré au sein du caucus, à la veille du déclenchement de la campagne électorale.

Pierre Paradis a été absent de l’Assemblée nationale depuis janvier 2017 en raison d’une commotion cérébrale. Il a décidé à la fin du mois d’août de prendre sa retraite.