Louis-Karl Lambert avait « clairement des intentions malveillantes » lorsqu’il a communiqué avec une adolescente de 15 ans sur Facebook à l’automne 2015.

Louis-Karl Lambert jugé coupable

Louis-Karl Lambert avait « clairement des intentions malveillantes » lorsqu’il a communiqué avec une adolescente de 15 ans sur Facebook à l’automne 2015.

Deux semaines après les premières conversations sur les réseaux sociaux en novembre 2015, l’individu de 29 ans a attiré la victime chez lui pour commettre plusieurs gestes à caractère sexuel.

La juge Hélène Fabi de la Cour du Québec, l’a trouvé coupable, jeudi au palais de justice de Sherbrooke, de leurre informatique d’une adolescente de moins de 16 ans dans le but de commettre une infraction à caractère sexuel, de leurre informatique d’une personne de moins de 18 ans pour exploitation sexuelle, d’incitation à des contacts sexuels, d’attouchements sexuels et d’agression sexuelle.

Activement à la recherche d’une conjointe sur la page « Spotted célibataire », Lambert a repéré l’adolescente de 15 ans en octobre 2015.

Il a entretenu des conversations avec elle entre 17 h et 22 h pendant deux semaines, malgré la différence d’âge de 14 ans qui rendait illégal le consentement sexuel de la part de l’adolescente.

Le 15 novembre 2015, il a réussi à la convaincre qu’ils se rencontrent. Au lieu d’aller faire une promenade en voiture, il l’a amenée chez lui.

C’est à cet endroit qu’il l’embrasse, tente des rapprochements et contacts sur le divan avant de l’amener dans sa chambre à coucher. Il l’incite alors à des contacts sexuels et l’agresse sexuellement en la touchant à diverses parties intimes.

La victime réussit à se débarrasser de son agresseur en lui assénant un coup de coude dans le ventre.

Louis-Karl Lambert va alors la reconduire chez elle.


Je retiens le témoignage de la victime.
La juge Hélène Fabi

« Aucun doute »

La victime porte plainte au Service de police de Sherbrooke qui procède à son arrestation au début décembre 2015.

Même si la victime a effacé les conversations Facebook à la suite de la mésaventure qu’elle a vécue, la juge Fabi a cru sa version et rejeté celle de l’agresseur sexuel.

« Je retiens le témoignage de la victime. Je n’ai aucun doute de la fiabilité et la sincérité de son témoignage. Elle était crédible et avait une excellente mémoire pour décrire en détail les gestes posés à son égard », souligne la juge Fabi.

La procureure aux poursuites criminelles Me Joanny Saint-Pierre et l’avocat de la défense Me Christian Raymond feront les observations sur la peine le 13 mars prochain.

Les accusations de leurre informatique ainsi que les agressions sexuelles, contacts sexuels et incitation à des contacts sexuels sont passibles d’une peine de prison minimale d’une année.

Un rapport présentenciel sera préparé dans le dossier de Louis-Karl Lambert qui ne possède pas d’antécédent judiciaire.

Il a aussi été reconnu coupable d’accusations en lien avec la possession de stupéfiants.