Après une longue enquête du Service de police de Sherbrooke, Louis-François Morel, 45 ans, a officiellement comparu, mercredi, au palais de justice de Sherbrooke.
Après une longue enquête du Service de police de Sherbrooke, Louis-François Morel, 45 ans, a officiellement comparu, mercredi, au palais de justice de Sherbrooke.

Louis-François Morel accusé de fraude envers le Bistro DT

René-Charles Quirion
René-Charles Quirion
La Tribune
« Le pire dans tout ça, c’est qu’on y a cru à cette association avec Louis-François Morel. »

Lorsque Dominic Tremblay et Maryse Carrier du Bistro DT de Sherbrooke et du Groupe Massawippi ont été approchés par Louis-Francois Morel en 2014 pour s’associer à eux, jamais ils n’auraient pensé devoir porter plainte pour fraude contre lui.

Entre juin 2015 et août 2018, ce sont plus de 30 000$ que Louis-François Morel aurait détourné à son profit.

« Ça c’est ce que nous avons pu présenter aux enquêteurs et qu’il est possible de prouver », soutient Dominic Tremblay.

Après une longue enquête du Service de police de Sherbrooke, Louis-François Morel, 45 ans, a officiellement comparu, mercredi, au palais de justice de Sherbrooke.

Des accusations de fraude et de vol de plus de 5000$ en bouteilles de vin et en sommes d’argent ainsi que de fabrication et d’utilisation de faux documents, soit des factures de crédit ont été déposées contre Louis-François Morel devant le juge Conrad Chapdelaine de la Cour du Québec.

C’est le procureur aux poursuites criminelles Me Louis Fouquet qui a autorisé ces accusations contre l’individu de 45 ans.
Représenté par Me Patrick Fréchette, Louis-Francois Morel a reporté son dossier au 17 novembre prochain.

« J’aurais aimé être présent à la comparution, mais on m’a expliqué que c’est plus difficile avec les mesures sanitaires. Mais il est certain que je vais suivre les procédures judiciaires de près », affirme Dominic Tremblay.

Même si la fraude alléguée n’a pas mis l’entreprise en péril, Dominic Tremblay se compte chanceux d’avoir conservé tout son personnel après cette tempête qu’il n’avait pas soupçonnée.

M. Tremblay affirme qu’il se serait bien passé de devoir porter une plainte criminelle contre son associé avec tout ce que ça implique.

« On ne s’associe pas à quelqu’un pour que ça finisse devant les tribunaux. Nous aurions pu pousser notre entreprise plus loin avec Louis-François Morel parce que c’est un gars qui a de belles qualités de PR, alors que Maryse et moi sommes davantage des gens de terrain. Mais avec le recul, nous avons découvert que c’était une erreur. L’atmosphère avait changé au bistro. Si nos employés clés étaient partis, il aurait été plus difficile de s’en remettre », signale Dominic Tremblay.

Ce dernier indique que les discussions légales ne sont pas encore réglées pour mettre un terme définitif à l’association avec Louis-François Morel. Démarches qui se déroulent en parallèle aux accusations criminelles qui se sont concrétisées, mercredi, avec la comparution de l’individu de 45 ans.

« Il nous a pris par surprise en remettant sa démission juste avant les vacances à l’été 2018. C’est en faisant les vérifications pour mettre en ordre ce que nous lui devions, parce qu’il était actionnaire à 30 pour cent, que nous avons découvert certaines anomalies. De fil en aiguille, nous avons reçu diverses informations qui nous ont incité à faire d’autres vérifications. J’ai épluché plus de 40 000 factures de vente pour trouver des preuves. Il y avait des anomalies avec des chèques, des certificats cadeaux, des dépôts et des bouteilles de la cave à vin notamment », explique Dominic Tremblay.