Étienne Lavoie

L’Ordre des psychologues suspend Étienne Lavoie

Le psychologue de Sherbrooke Étienne Lavoie perd son droit de pratique et est suspendu de l’Ordre des psychologues du Québec. La décision est tombée jeudi lors de l’audience du conseil de discipline tenue jeudi matin. Lavoie est accusé entre autres d’agressions sexuelles, de proxénétisme et de trafic de stupéfiants.

Effective sur-le-champ, la décision a été rendue unanimement, compte tenu de la nature grave des accusations portées contre lui. Le 26 février dernier, le secrétariat du conseil de discipline de l’Ordre avait annoncé qu’une requête du bureau du syndic a été signifiée à Étienne Lavoie.

« Cette mesure d’urgence prévue au Code des professions pourrait être effective jusqu’à la fin des procédures criminelles », indique le conseil de discipline dans sa décision en ajoutant qu’il « rendra ses motifs par écrit à l’intérieur d’un délai de sept jours ». 

Cette suspension renouvelable est effective pour une durée de 120 jours. Elle peut être interrompue pour différentes raisons, notamment si les chefs d’accusation sont retirés ou si l’accusé est acquitté.  

Lavoie aurait fait trois victimes des femmes majeures et vulnérables, entre janvier 2018 et février 2019, et certains crimes auraient été commis sur son lieu de travail. 

Le 28 février, l’enquête sur remise en liberté de Lavoie avait été suspendue devant le juge Conrad Chapdelaine de la Cour du Québec. L’accusé devait poursuivre sa détention pour encore un minimum de deux semaines.

La cause d’Étienne Lavoie sera de retour devant le tribunal le 13 mars.

Quatre nouvelles plaignantes ont été rencontrées par le Service de police de Sherbrooke dans la semaine du 26 février, dont une mineure, pour des cas d’agressions sexuelles et d’achat de services sexuels. 

Rappelons qu’Étienne Lavoie a déjà occupé les fonctions de directeur clinique de la maison de thérapie ReNasci à East Angus, qui a fermé ses portes en 2015. Il possède des antécédents judiciaires en matière de vol, menaces, entrave au travail des policiers et possession de crack. Il avait été condamné à 26 jours de prison à purger les fins de semaine en février 2018. De nombreux bris de probation ont été portés contre lui au cours des derniers mois. Avec Serge Denis