Étienne Lavoie

L’Ordre des psychologues avait Lavoie à l'oeil

« Veillez prendre note de l’absence d’Étienne Lavoie pour une période indéterminée. »

Un avis d’absence a été posé sur le bureau du psychologue Étienne Lavoie, au centre-ville de Sherbrooke, qui faisait l’objet d’un suivi serré de la part de l’Ordre des psychologues du Québec.

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Celui qui est inscrit au tableau de l’Ordre des psychologues depuis 2016 se trouve en détention pour diverses accusations en lien avec le proxénétisme et la possession de stupéfiants.

Étienne Lavoie faisait l’objet d’un suivi de l’Ordre des psychologues du Québec depuis novembre 2018 à la suite de ses problèmes avec la justice où il avait été condamné à une peine de prison discontinue en février 2018 en lien avec la possession simple de stupéfiants.

« Nous avions été avisés par le DPCP des infractions en lien avec sa consommation. Nous avions identifié les facteurs de risque. Il avait été contraint à un engagement restrictif avec une supervision hebdomadaire. Certaines restrictions de clientèle avaient été imposées. Il devait rester sobre en tout temps. Les gestes pour lesquelles il faisait l’objet d’un suivi n’avaient pas de lien avec les accusations déposées », indique la présidente de l’Ordre des psychologues du Québec, la Dre Christine Grou.

Elle déplore les gestes pour lesquelles le psychologue Lavoie a été accusé, jeudi.

« C’est inacceptable comme conduite professionnelle et c’est déplorable. Fort heureusement, ce type de situation se présente très rarement. Je veux rassurer la population que ce type de comportement est inacceptable, mais extrêmement rare » assure la présidente de l’Ordre des psychologues du Québec.

Dre Christine Grou

Toujours informé

Elle soutient qu’une entente avec le directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP) fait en sorte que le syndic de l’Ordre des psychologues est informé lorsque des accusations criminelles sont portées contre l’un des membres.

La question concernant les antécédents judiciaires est posée annuellement aux psychologues lors de leur réinscription.

« La question est posée à savoir si le membre fait l’objet d’une poursuite criminelle », mentionne Dre Grou.

Cette dernière ne peut préciser la nature de la collaboration faite avec le Service de police de Sherbrooke dans cette enquête pour proxénétisme.

« Le syndic qui est indépendant était peut-être au courant de certaines choses. Tant qu’une plainte n’est pas amenée en discipline, ça reste confidentiel. De même, c’est le syndic qui va suivre les conditions de remise en liberté si c’est le cas », signale Christine Grou.

Étienne Lavoie a déjà occupé les fonctions de directeur clinique de la maison de thérapie ReNasci à East Angus qui a fermé ses portes en 2015.

Lavoie avait lancé en 2014 un projet visant à troquer le journal de thérapie par des cartes heuristiques ou Mind map, soit un nouveau mode d’expression. Une recherche sur les impacts des cartes mentales pour les personnes dépendantes avait été faite en collaboration avec l’Université de Sherbrooke.

Au tableau de l’Ordre des psychologues du Québec, les abus sexuels, l’alcoolisme et la toxicomanie faisaient notamment partie de ses champs d’expertise. 

Un avis d’absence a été posé sur le bureau du psychologue Étienne Lavoie au centre-ville de Sherbrooke qui faisait l’objet d’un suivi serré de la part de l’Ordre des psychologues du Québec.