Liberté sous conditions: une virée des bars mal avisée

Aller faire une tournée dans les bars lorsque l'on se trouve en thérapie n'est pas la meilleure des idées. Christopher Ouellet l'a appris à ses dépens et devra vivre le reste des procédures judiciaires derrière les barreaux.

L'individu de 18 ans avait été confié à une maison de thérapie dans le cadre des procédures judiciaires pour son implication dans une affaire de braquage de domicile sur la rue McManamy à Sherbrooke en février.

Après son enquête sur remise en liberté, il avait obtenu la confiance du tribunal.

Ces agissements au cours des dernières semaines l'ont cependant contraint à une cellule du centre de détention de Sherbrooke.

Dans la nuit du 13 juillet, il a été interpellé avec un autre individu sur le terrain de la maison de thérapie où il devait se trouver.

Après avoir tenté une explication, il a avoué s'être rendu dans les bars pour aller voir sa blonde. Cette sortie nocturne l'a placé en bris de conditions.

Lorsqu'elle a imposé des conditions à Ouellet, la juge Claire Desgens lui avait interdit de consommer de la drogue ou de l'alcool et de fréquenter les bars.

« Tu devras assumer si tu décides de prendre une liberté de quelques jours au lieu de celle de devenir un homme », avait souligné la juge Desgens lorsqu'elle avait confié Ouellet à une maison de thérapie.

Devant le juge Érick Vanchestein de la Cour du Québec, mercredi, au palais de justice de Sherbrooke, il a renoncé à son enquête sur remise en liberté.

Son avocate Me Stéphanie Côté a reporté le dossier au 11 septembre.

En plus du vol en utilisant une arme à feu, Christopher Ouellet est accusé en compagnie d'Alexis Roy, Mark-Olivier April-Angelini et de deux adolescents de vol qualifié en utilisant un couteau, de séquestration, d'introduction par effraction dans l'intention de commettre un acte criminel, de port de déguisement ainsi que de recel de biens volés.

Les trois jeunes adultes de 18 et 19 ans risquent d'ailleurs de se retrouver en prison pour un minimum de quatre ans si l'accusation de vol qualifié en utilisant une arme est prouvée contre eux.

Lors du crime commis le 9 février, quatre suspects ont enfilé des cagoules et des bandeaux pour se camoufler le visage. Mark-Olivier April-Angelini avait vraisemblablement une arme à air comprimé dans les mains, alors que l'un des adolescents avait un couteau pour voler une console de jeu ainsi que des jeux vidéos dans l'objectif de les revendre à des prêteurs sur gages.


Intercepté au volant avec beaucoup de drogue

Une infraction au code de la sécurité routière à Sherbrooke a conduit un trafiquant de stupéfiants allégué derrière les barreaux.

Vers 3 h 30 dans la nuit de mardi à mercredi, l'individu de 34 ans a été arrêté par le Service de police de Sherbrooke sur la rue Bruno-Dandenault.

Les premières vérifications policières ont permis de constater que l'individu faisait l'objet d'un mandat d'arrestation sans compter que son permis de conduire était sanctionné.

Les policiers ont alors saisi son véhicule.

« La fouille du véhicule a permis de trouver des stupéfiants », explique le porte-parole du SPS, Samuel Ducharme.

Une quantité importante de drogue y a été trouvée, soit 130 comprimés s'apparentant à de la méthamphétamine, des sachets contenant vraisemblablement 10 grammes de cocaïne, 2,5 grammes de crack ainsi qu'un montant d'argent d'environ 1000 $.

L'individu a passé le reste de la nuit derrière les barreaux au quartier général du SPS.

Trois accusations de possession de stupéfiants dans le but d'en faire le trafic ont été déposées contre Richard Saint-Pierre au palais de justice de Sherbrooke.

La procureure aux poursuites criminelles Me Laïla Belgharras s'est opposée à sa remise en liberté. Le dossier a été remis à vendredi.