Un individu de Saint-Hyacinthe au comportement violent s’est vu refuser une remise en liberté sous conditions après un autre épisode de violence qui serait survenu à Sherbrooke au cours des derniers jours.

Liberté refusée à un récidiviste de violence conjugale

Un individu de Saint-Hyacinthe au comportement violent s’est vu refuser une remise en liberté sous conditions après un autre épisode de violence qui serait survenu à Sherbrooke au cours des derniers jours.

Patrick Dupré est notamment accusé de voies de fait causant des lésions, de menaces de mort et de méfait, le 19 avril dernier sur le chemin de Saint-Élie à Sherbrooke.

La juge Hélène Fabi de la Cour du Québec a déterminé, lundi, que Dupré ne pouvait pas être remis en liberté sous conditions pour se rendre en thérapie.

« Je ne pense pas que le but de cette thérapie est de s’en sortir, mais plutôt d’éviter la détention. Les délits surviennent alors qu’il est en état d’ébriété et dans un contexte conjugal », signale la juge Fabi.

Le 19 avril dernier, Dupré a consommé plusieurs bières en compagnie de celle qui deviendra la plaignante dans cette affaire.

En fin d’après-midi, l’accusé aurait pris la femme par la gorge, l’aurait frappée au visage et se serait infligé des blessures au ventre avec une pince à homard et menaçait de dire que c’est elle qui lui avait infligé les blessures.

Il s’en serait aussi pris au chien de la victime.

La femme a quitté la maison et s’est réfugiée dans le garage pour appeler le 9-1-1.

Dupré aurait cassé la vitre pour entrer dans le garage. Il l’aurait menacée de la tuer.

La victime a subi un traumatisme crânien léger.

L’individu de 39 ans a rencontré la femme qui deviendra victime dans cette affaire, le 20 mars dernier sur les réseaux sociaux. Il s’est lié d’amitié avec elle et les rapports amicaux se sont vite transformés en rapports intimes.

« Sept à huit » bières 

Elle allait le chercher en maison de thérapie les fins de semaine.

Ils consommaient alors de l’alcool ensemble. C’est après avoir consommé « sept à huit » bières que la situation a dégénéré.

C’est la consommation d’alcool et de cocaïne qui ont conduit Dupré vers les bas-fonds.

« Ses antécédents judiciaires sont tous liés à un problème de consommation. En plus de ses problèmes de consommation, il présente un problème de dépendance affective. Il a eu des rechutes, des difficultés, mais il a complété ses thérapies. Il fait une prise de conscience longue et graduelle. Il n’a aucun antécédent judiciaire avant ses problèmes de consommation. L’accusé n’a pas envie de reprendre contact avec la plaignante, elle peut être rassurée », a signalé l’avocat de la défense Me Patrick Fréchette en plaidant en faveur de son client.

Patrick Dupré a occupé un poste à temps plein d’enseignant pendant 13 années. C’est un vol qualifié en 2016 qui l’a mené à perdre son emploi.

« J’ai l’impression que cette thérapie est un dernier recours. Il y a eu trois victimes au cours de la dernière année. Pour l’instant avec ses antécédents, ce sont des gestes gratuits. Il passe d’une relation à une autre assez rapidement. La victime a été grandement affectée par ce qu’elle a vécu », mentionne le procureur aux poursuites criminelles, Me Claude Robitaille.

Patrick Dupré a témoigné devant le tribunal dans l’objectif de reprendre sa liberté en thérapie. Il a suivi et complété plusieurs thérapies au fil des ans, mais il fait plusieurs rechutes.

« J’ai perdu beaucoup de choses au cours des dernières semaines. Avec l’alcool, je change. Mon problème est l’alcool. Je travaillais fort pour ne pas consommer de cocaïne, mais je banalisais l’alcool », affirme Dupré.

L’accusé possède des antécédents judiciaires en matière de violence conjugale.

Son dossier a été remis à mardi au palais de justice de Sherbrooke.