L’individu de 26 ans fait face à deux accusations de contacts sexuels et d’incitation à des contacts sexuels sur la fillette de trois ans.
L’individu de 26 ans fait face à deux accusations de contacts sexuels et d’incitation à des contacts sexuels sur la fillette de trois ans.

Liberté refusée à un père abuseur

Accusé de gestes sexuels sur sa propre fille de trois ans, un individu de Sherbrooke ne pourra pas reprendre sa liberté.

Libéré sous la condition expresse de ne pas communiquer ou d’entrer en contact avec des enfants de moins de 16 ans, l’individu a fait le choix de se remettre en couple avec une femme qui vit avec ses filles de 11 et 12 ans.

Le juge Paul Dunnigan de la Cour du Québec a refusé, jeudi, de le libérer à nouveau sous conditions à la suite de son enquête sur remise en liberté.

« Il y a des choses qui ne changent pas. La règle est la remise en liberté et l’exception est la détention. Ici, il y a un renversement de fardeau. On vous a fait confiance une première fois et vous avez brisé plusieurs conditions. Vous n’avez pas avisé de votre changement d’adresse et vous êtes entrés en contact avec des enfants de moins de 16 ans », a signalé le juge Dunnigan.

L’accusé a comparu en septembre 2019 concernant les gestes commis.

La petite victime a verbalisé les gestes posés à un proche de sa famille à l’été dernier.

« Il est passé aux aveux concernant les gestes posés. Il a mentionné à l’enquêteur qu’il faisait les gestes sur sa fille parce qu’elle ressemblait à sa mère », a relaté la procureure aux poursuites criminelles, Me Émilie Baril-Côté.

L’accusé, qui ne peut pas être nommé pour ne pas identifier la victime, avait été libéré sous conditions à la suite de sa comparution.

Malgré une interdiction de communiquer avec des enfants de moins de 16 ans, il s’est mis à fréquenter puis à habiter avec une femme qui en avait deux.

« Sa nouvelle conjointe a des enfants de 11 et 12 ans. Il habite avec elle. La DPJ a contacté la mère des enfants. Elle affirme que son conjoint n’a pas de tort et elle n’a pas d’empêchement à ce que ses filles soient avec lui », a mentionné au tribunal Me Baril-Côté.

La femme a refusé de se séparer de l’accusé ce qui a entraîné une intervention de la DPJ. La garde des enfants a été enlevée à la mère.

La situation de bris de conditions a aussi été signalée au Service de police de Sherbrooke.

L’individu avait déménagé de son ancienne adresse sans avertir les autorités comme il s’était engagé à le faire.

« Il y avait tellement de conditions que je ne me rappelle pas de toutes les conditions », a signalé l’accusé devant le tribunal.

Avisé qu’un mandat d’arrestation avait été lancé contre lui, il affirme qu’il « n’avait pas le moral » pour se présenter aux policiers.

Des accusations de vol pèsent aussi contre l’accusé qui possède des antécédents judiciaires.

Le 18 décembre 2019, l’individu aurait volé divers articles, dont des steaks, des barres de chocolat et des boissons énergisantes en les mettant dans ses poches.

Les dossiers ont été reportés au 19 février.