Leurre informatique d'enfants: Simon Fortier admet 11 autres crimes

Avant que les observations sur la peine commencent dans son imposant dossier de leurre informatique d'enfants à caractère sexuel, Simon Fortier de Sherbrooke a reconnu onze nouveaux crimes sur quatre victimes.
L'individu de 32 ans a plaidé coupable à des leurres informatiques d'enfants, à la production, distribution et possession de pornographie juvénile, à l'incitation à des contacts sexuels ainsi extorsion sur des fillettes de 10 à 12 ans.
Les faits de ces nouveaux dossiers ressemblent aux 102 autres accusations reconnues en octobre 2015 sur une soixantaine de victimes.
Les gestes reprochés à l'ancien enseignant d'éducation physique de la CSRS se sont déroulés entre septembre 2013 et octobre 2014.
Simon Fortier a rejoint ses victimes via un profil féminin qu'il avait créé sur Facebook. Il proposait à ses victimes de se joindre à une agence de mannequins.
De fil en aiguille, il a convaincu les jeunes filles de poursuivre la conversation sur Skype.
C'est de cette façon qu'il a réussi à obtenir des photos et vidéos à caractère sexuel des adolescentes.
Dans un dossier, il a demandé à l'adolescente d'aller encore plus loin dans les gestes à caractère sexuel sur le web en menaçant de publier d'autres photos d'elle sur les réseaux sociaux.
Une quinzaine de victimes et leurs parents ont commencé à témoigner devant le juge Érick Vanchestein de la Cour du Québec concernant les conséquences de ces crimes pour elles.
Une ordonnance de huis clos empêche les médias d'assister à ces témoignages.
Les rédacteurs des rapports sexologiques, du rapport présentenciel et un sexologue seront appelés à la barre au cours des trois jours prévus pour les observations sur la peine.
C'est Me Jean-Guillaume Blanchette qui défend Simon Fortier, alors que Me Joanny Saint-Pierre représente le ministère public.