Leurre informatique : William Girard pourrait plaider coupable

William Girard renonce à être remis en liberté en attendant le règlement des multiples accusations portées contre lui.

L’homme de 19 ans d’East Angus doit répondre de 105 accusations en lien avec le leurre informatique

Son avocat Me Christian Raymond a mentionné au tribunal, jeudi, que Girard pourrait plaider coupable à plusieurs accusations au retour du dossier.

« Je demande que la poursuite me fournisse une trame factuelle dans l’objectif d’en arriver à un règlement », a signalé Me Raymond à la juge Hélène Fabi de la Cour du Québec.

L’accusé de 19 ans se retrouve derrière les barreaux depuis le 13 mars dernier. La procureure aux poursuites criminelles Me Joanny Saint-Pierre s’est opposée à sa remise en liberté.

Les premières accusations concernaient une vingtaine de victimes adolescentes de l’Estrie, à Sherbrooke, East Angus, Magog, de la Mauricie, de l’Abitibi et du Bas-Saint-Laurent.

Les gestes auraient été commis entre avril 2018 et février 2019 sur 21 victimes alléguées.

Ces accusations concernaient du leurre informatique, de l’extorsion, d’avoir transmis du matériel sexuellement explicite dans le but de faciliter la perpétration de gestes sexuels, d’avoir accédé, possédé, distribué et produit de la pornographie juvénile, d’avoir conseillé de transmettre de la pornographie juvénile, de harcèlement et de supposition de personne.

De nouvelles accusations avaient été déposées contre Girard à son dernier passage devant le tribunal.

Plusieurs d’entre elles dont des leurres informatiques concernent cinq nouvelles plaignantes mineures à Sherbrooke, East Angus et Windsor. L’une d’entre elles aurait subi des gestes d’agression sexuelle, d’incitation à des contacts sexuels, des contacts sexuels, d’extorsion et aurait été exposée à du matériel sexuellement explicite pour faciliter la commission d’une infraction sexuelle.

William Girard est aussi accusé de possession, de distribution et de possession de pornographie juvénile de même que de harcèlement.

Une accusation d’avoir publié des images intimes de filles inconnues sans leur consentement a aussi été déposée.

« C’est un dossier complexe avec plusieurs chefs d’accusation et plusieurs plaignants », a indiqué Me Saint-Pierre.

Plusieurs de ces accusations comportent des peines minimales d’une année de prison.

Ce sont les enquêteurs spécialisés en matière d’exploitation sexuelle des enfants de la Sûreté du Québec qui avaient procédé à la perquisition à son domicile d’East Angus.

Lors de la perquisition, les policiers ont saisi du matériel informatique qui demeure sous analyse.

Le dossier reviendra devant le tribunal le 18 septembre.