Une perquisition de cannabis illégal a eu lieu sur la rue Paul-Le-Prohon jeudi matin.

Les policiers saisissent du cannabis illicite à Sherbrooke

Le Service de police de Sherbrooke (SPS) et la Régie de police de Memphrémagog (RPM) n’ont pas mis de temps à faire respecter la nouvelle réglementation concernant la consommation du cannabis sur le territoire.

Tôt jeudi matin, des policiers sont débarqués sur la rue Paul-Le-Prohon à Sherbrooke pour effectuer une perquisition.

«Des informations reçues du public nous ont menés sur place. Un homme de 57 ans a été arrêté», mentionne Martin Carrier, porte-parole du SPS.

«Avec l’implantation de la nouvelle réglementation en matière de cannabis, le Service de police de Sherbrooke et la Régie de police de Memphrémagog ont procédé à une opération policière. Des plants de cannabis et une quantité de cannabis illicite ont été saisis.»

Des accusations en matière pénale (loi provinciale) pour possession de moins de sept plants de cannabis et criminelle de possession de cannabis n’ayant pas été acheté d’un détaillant autorisé de la SQDC pourraient être portées contre le suspect.

Rappelons que le SPS et la RPM ont joint leurs forces dans le seul projet autorisé pour une entité régionale au Québec dans le cadre du programme Accès cannabis.

Trois enquêteurs payés par un budget spécial du ministère de la Sécurité publique du Québec seront affectés à temps plein contre l’approvisionnement illégal du cannabis.

On veut ainsi lancer un message clair au jour deux de la légalisation du cannabis au Canada, ajoute M. Carrier. On ne veut pas que ce changement législatif contribue à la banalisation de la substance. 

«Il n’y aura pas de petit dossier, assure-t-il. Nous allons traiter toutes les informations provenant du public.»

«Nous voulons faire savoir que malgré toute la médiatisation autour de la légalisation de la marijuana, les règles sont claires.»

Le groupe régional ACCÈS veut lutter contre l’approvisionnement illégal du cannabis. On veut maximiser les effets tangibles pour la répression des organisations criminelles, la prévention auprès du public, notamment pour réduire l’accessibilité aux jeunes,

«Une pression constante sera donc exercée sur les vendeurs et les mariculteurs. Le cannabis est maintenant réglementé par trois instances juridiques (municipale, provinciale et fédérale) et apportera un défi de taille à nos organisations. Il est anticipé qu’un marché parallèle persistera», ajoute M. Carrier.

«Ce  marché noir est susceptible d’affecter à la baisse les recettes de l’État et de  neutraliser les orientations du projet de loi.»

Pour signaler de l’information pour ce type de crime (ventes illégales et production en vue d’en faire la vente), on peut écrire Acces_cannabis@ville.sherbrooke.qc.ca.