Des adolescents qui se font miroiter des retours d’argent intéressants en échange de leurs informations bancaires sont la cible de fraudeurs à Sherbrooke au cours des derniers mois.
Des adolescents qui se font miroiter des retours d’argent intéressants en échange de leurs informations bancaires sont la cible de fraudeurs à Sherbrooke au cours des derniers mois.

Les fraudeurs ciblent encore les ados

Des adolescents qui se font miroiter des retours d’argent intéressants en échange de leurs informations bancaires sont la cible de fraudeurs à Sherbrooke au cours des derniers mois.

Le Service de police de Sherbrooke enquête sur ce type de crime appelé la fraude de « la guich ».

À LIRE AUSSI: Un stratagème qui pourrait se tourner contre des ados

Les victimes potentielles se font interpeller sur les médiaux sociaux.

« C’est souvent un individu qui se présente comme l’ami d’un ami entre autres sur Snapchat qui interpelle les victimes potentielles. Il utilise habituellement un profil avec des piles d’argent, des bijoux ou des véhicules luxueux », explique le porte-parole du SPS, Samuel Ducharme.

Le suspect demande à l’adolescent d’utiliser son compte bancaire pour y déposer des chèques ou des sommes d’argent pour ensuite les retirer. Il promet un retour d’argent en échange de ce service.

« Les victimes fournissent leur carte bancaire, leur numéro d’identification personnelle ainsi que les questions de sécurité avec les réponses. Le fraudeur les utilise ensuite pour déposer les sommes d’argent notamment avec des chèques par photo ou des virements dans l’objectif de les retirer à son profit. Lorsque l’institution bancaire se rend compte de la fraude, il est déjà trop tard », mentionne le porte-parole du SPS.

Les fraudeurs utilisent entre autres les arguments que les institutions bancaires vont rembourser l’argent étant donné que c’est une fraude et que l’adolescent peut reculer s’il le désire.

« Évidemment, les services de sécurité constatent que le fraudeur était en possession de toutes les informations de sécurité. Sans compter que le suspect ne se limite pas à la première fraude et utilise les informations bancaires pour poursuivre ses crimes », indique l’agent Ducharme.


« Certains se retrouvent avec des dettes colossales. »
Samuel Ducharme

Le SPS mentionne que lorsque l’adolescent veut se retirer du stratagème, il est menacé de représailles physiques ou même qu’il sera accusé de complicité pour la fraude dans laquelle il a trempé. Selon le SPS, ces menaces limitent le nombre d’adolescents qui portent plainte. 

« Certains se retrouvent avec des dettes colossales, qui peuvent devoir être remboursées par les parents en tant que cosignataires. Les adolescents ne doivent pas hésiter à nous signaler ce type de fraude. Étant donné que ce sont des victimes, ils ne seront pas accusés », assure Samuel Ducharme du SPS.

Le SPS indique que ce type de fraude vise particulièrement les personnes d’âge secondaire en Estrie, mais aussi ailleurs au Québec.

« Ces fraudes sont l’œuvre de réseaux criminalisés. Nous voulons faire connaître ce modus operandi aux parents, afin qu’ils sensibilisent leurs enfants, et comprennent la gravité de la situation », indique Samuel Ducharme du SPS.

Toute information concernant ce type de fraude peut être communiquée au SPS au 819-821-5544 ou à Échec au crime au 1-800-711-1800.