Les faits divers en bref

Pierrot Lapierre renonce à sa liberté
Déclaré apte à faire face aux procédures judiciaires, mardi, Pierrot Lapierre a renoncé mercredi à son enquête sur remise en liberté.
L'homme de 51 ans est accusé de séquestration, de voies de fait grave, de voies de fait armées, de menaces de mort et d'entrave au travail des policiers.
Lapierre aurait séquestré une femme qui l'hébergeait sur une période de six heures le 6 février dernier.
Par la voix de son avocat, Me Patrick Fréchette, Lapierre a renoncé à son enquête sur remise en liberté.
Le juge Conrad Chapdelaine de la Cour du Québec a ordonné la détention de Lapierre jusqu'à la fin des procédures judiciaires.
C'est un différend avec la victime alléguée dans le logement de l'ouest de Sherbrooke qui serait à l'origine de cette affaire.
Lapierre aurait battue sa victime une bonne partie de la journée en la frappant à coups de pied et à coups de poing à une quarantaine de reprises. Il aurait aussi utilisé des béquilles. Lapierre, qui possède des antécédents judiciaires, aurait aussi tenté d'étrangler sa victime avec un fil de recharge et l'aurait forcée à manger de la nourriture pour chats.
Me Fréchette a reporté le dossier au 20 février prochain « pour faire avancer les choses ».
Dix mois de prison pour production de marijuana
Les yeux rougis, Gabriel Paquin, un individu sans antécédent judiciaire, a pris le chemin de la détention, mercredi à Sherbrooke, pour avoir trempé dans une affaire de production de marijuana.
Paquin avait reconnu sa culpabilité à des accusations de production de cannabis et de vol d'électricité à Orford.
L'homme de 33 ans a été condamné à dix mois de prison à la suite d'une suggestion commune de son avocate Me Mélissa Gilbert et du procureur aux poursuites criminelles Me François Parent.
« C'est certain que ce n'est pas facile. Je comprends que je dois payer pour ce que j'ai fait aux yeux de la loi », a expliqué Paquin avant d'être incarcéré.
Le juge Conrad Chapdelaine, qui a imposé la peine, a souligné que Paquin avait remis de l'ordre dans sa vie, mais qu'une peine de détention lui était imposée notamment en raison des conséquences que contribue à faire la drogue sur les utilisateurs.
Une probation d'une année lui a été imposée.
Paquin a été arrêté le 19 septembre 2014 alors qu'il se trouvait à la résidence qu'il louait sur la route 220 à Orford.
L'enquête menée par la Régie de police Memphrémagog a permis de constater une surconsommation électrique à l'intérieur du domicile de même que de la chaleur qui s'en échappait.
Munis d'un mandat de perquisition, les policiers sont débarqués et ont découvert une serre de production dans un garage adjacent à la résidence.
La production était répartie sur deux étages. Les policiers avaient trouvé 334 plants de cannabis.
Divers items servant à la production de stupéfiants ont été trouvés sur les lieux.
L'ADN trouvé dans un gant à l'intérieur de la serre de production a permis de relier Gabriel Paquin et la serre de production.
Le courant électrique avait aussi été dévié. Paquin a reconnu un vol d'électricité entre le 5 juillet et le 19 septembre 2014.
Concernant la possession de cannabis, c'est une odeur de cannabis frais dans l'habitacle de son véhicule qui avait attiré l'attention des policiers en août 2014, quelques jours avant la perquisition à son domicile.
Un rapport présentenciel positif concernant la reprise en main de l'accusé a permis à son avocate Me  Gilbert de négocier une peine plus clémente avec le ministère public.
Sa mère l'aidera à rembourser sa fraude
Une fraudeuse en attente de sa peine empruntera de l'argent à sa mère pour rembourser son crime.
Claudine Lessard, qui avait reconnu sa culpabilité envers son employeur, devait subir les observations sur la peine dans son dossier, mercredi, au palais de justice de Sherbrooke.
La femme de 41 ans avait reconnu avoir fraudé son ancien employeur Construction Guy Sébas pour 13 243 $ entre juin et septembre 2012.
La fraudeuse, qui avait accès aux chèques de l'entreprise, libellait ces chèques à son nom.
Elle a répété le stratagème frauduleux à plusieurs reprises comme en font foi les 27 chefs d'accusation qu'elle a reconnus devant le tribunal.
Claudine Lessard avait pris une entente de paiement pour rembourser l'entreprise Guy Sébas, mais en septembre 2016, elle n'avait remboursé que 950 $.
Son avocate Me Mélissa Gilbert a expliqué au tribunal qu'elle avait seulement des contacts par courriel avec Claudine Lessard, mais ne réussissait pas à la rencontrer. Le juge Conrad Chapdelaine de la Cour du Québec a décidé de lancer un mandat d'arrestation afin qu'elle se présente au tribunal en avant-midi.
Claudine Lessard s'est finalement présentée au tribunal en après-midi. Elle a mentionné que sa mère retirera une somme de ses REER pour rembourser la fraude à l'ancien employeur de sa fille.
Le dossier a été reporté au 20 février prochain pour l'imposition de la peine.
Claudine Lessard est accusée d'autres événements de fraude.
Elle doit revenir devant le tribunal le 29 mars prochain pour être accusée de deux chefs d'accusation de fraude de moins de 5000 $ à l'endroit de la compagnie Centaur entre avril et mai 2016 de même qu'à l'endroit du camping Beau-Lieu entre mai et juin 2016.
C'est Me Marie-Line Ducharme qui représente le ministère public dans le premier dossier de fraude, alors que Me Cassandra Carola a autorisé les nouvelles accusations.