Les faits divers en bref

Les faits divers en bref

Homicide de la rue Sanborn : enquête conjointe des trois accusés

Les trois individus qui ont trempé dans l’événement entourant le meurtre de Félix Bergeron subiront conjointement leur enquête sur remise en liberté.

L’homme de 21 ans a succombé à ses blessures après avoir été frappé à coups de couteau dans son logement de la rue Sanborn au centre-ville de Sherbrooke le 18 juillet.

Seul Robert Sargeant est accusé de l’homicide involontaire coupable de Félix Bergeron.

Sargeant, William Pratte et Brandon Vaillancourt, âgés respectivement de 49 ans, 19 ans et 18 ans, ont été accusés le 20 juillet d’avoir comploté dans le but de commettre un vol qualifié et d’avoir commis un vol qualifié chez la victime en y entrant par effraction.

Le juge Conrad Chapdelaine de la Cour du Québec a insisté pour que l’enquête sur remise en liberté des trois accusés se déroule simultanément.

De la preuve complémentaire est attendue dans le dossier de la part du procureur aux poursuites criminelles Me Claude Robitaille d’ici l’enquête sur remise en liberté qui se déroulera le 10 août prochain.

Les trois hommes ont aussi comparu relativement aux nouvelles accusations qui ont été autorisées en début de semaine et qui tendent à supporter le mobile du crime, soit le recouvrement d’une dette de drogue qui a mal tourné.

Sargeant, Pratte et Vaillancourt ont été accusés de trafic de stupéfiants ainsi que de possession de cannabis.

Robert Sargeant et William Pratte doivent aussi répondre d’une accusation supplémentaire de possession de drogue.

Des ordonnances d’interdiction de contact entre les trois accusés, ainsi qu’avec quatre témoins dans l’affaire, dont deux sont mineurs, ont été imposées.

Me Vinh Nguyen défend Robert Sargeant, Me Julie Beauchemin représente William Pratte, alors que Me Mireille Leblanc est l’avocate de Brandon Vaillancourt.

Accusé de possession de drogue dans le but d’en faire le trafic: prêt à tout pour reprendre sa liberté

« Je suis prêt à tout faire ce qu’il faut pour retrouver ma liberté et m’en sortir »

Richard Saint-Pierre de Sainte-Catherine-de-Hatley s’est engagé devant le tribunal, vendredi, à faire des démarches pour régler son problème de consommation de cocaïne.

L’homme de 35 ans, qui fait face à des accusations possession de stupéfiants dans le but d’en faire le trafic, subissait son enquête sur remise en liberté au palais de justice de Sherbrooke.

Une infraction au code de la sécurité routière à Sherbrooke a conduit ce trafiquant de stupéfiants allégué derrière les barreaux dans la nuit du 24 au 25 juillet.

Une quantité importante de drogue a été trouvée dans son véhicule, soit 130 comprimés de méthamphétamine, des sachets contenant 10 grammes de cocaïne, 2,5 grammes de crack ainsi qu’un montant d’argent.

Il s’est engagé devant le juge Conrad Chapdelaine de la Cour du Québec à déposer sa « paie de vacances », soit toutes ses économies, pour garantir le respect de ses conditions.

« On devait aller à Valcartier et faire du camping », a expliqué Saint-Pierre avant de s’effondrer en larmes dans le box des détenus.

Lors de son témoignage, Saint-Pierre a expliqué qu’il consommait depuis plusieurs mois notamment en raison de difficultés personnelles.

« Je me suis laissé emporter là-dedans. C’est devenu un problème. Je dois le régler autant pour moi que ma famille (…) J’ai sacrifié du temps avec eux pour aller me geler. Je veux me reprendre », a indiqué l’accusé lors de son enquête sur remise en liberté.

S’il est remis en liberté, Richard Saint-Pierre devra faire des rencontres des Narcotiques anonymes deux fois par semaine, ne pas consommer des stupéfiants, faire des tests de dépistage de drogue et respecter un couvre-feu.

Le juge Chapdelaine a pris la cause en délibéré.

Saint-Pierre passera la fin de semaine derrière les barreaux avant que le juge rende sa décision lundi.

C’est Me Stéphanie Marcoux qui défend l’accusé, alors que Me Laïla Belgharras, aidée par la stagiaire de la poursuite Maude Lapointe, représente le ministère public.

Un voleur de chantier de construction arrêté

Un homme de 42 ans a été arrêté pour avoir commis une série d’introductions par effraction dans des chantiers de construction de l’arrondissement Rock Forest-Saint-Élie-Deauville.

« Le suspect sévissait principalement dans des chantiers où il pouvait voler des outils et de l’équipement résidentiel », relate Samuel Ducharme, relationniste au Service de police de Sherbrooke (SPS).

Les enquêteurs du SPS ont procédé à son arrestation jeudi.

Il devra faire face à au moins cinq chefs d’introduction par infraction, en plus de ceux de vol et de recel, ajoute M. Ducharme.

Il souligne qu’en juin un résidant de l’arrondissement avait fait preuve de vigilance en signalant le comportement étrange du suspect. Les policiers l’avaient rencontré pour ensuite faire avancer l’enquête.

On ne peut le relier à une autre série vols d’outils dans des remorques de chantier de construction qui ont été répertoriés à Sherbrooke à partir de début du printemps. En juin, le SPS avait mis en garde les entrepreneurs en conseillant de ne pas laisser les remorques contenant les outils sur les chantiers le soir et les fins de semaine.

Toutes informations concernant ce type de vol peuvent être communiquées au SPS au 819-821-5555 ou à Échec au crime au 1-800-711-1800.

Jean-Guy Shank a plaidé coupable en mai 2017 à des accusations de trafic de stupéfiants ainsi que de possession de stupéfiants dans le but d’en faire le trafic.

En attente de sa peine pour trafic de stupéfiants : mandat d’arrestation contre Jean-Guy Shank

Vraisemblablement pris dans les dédales du système de santé, Jean-Guy Shank a épuisé la patience du tribunal.

Un mandat d’arrestation a été lancé contre lui, vendredi, au palais de justice de Sherbrooke.

S’il a plaidé rapidement coupable à des accusations de trafic de stupéfiants et d’incendie criminel en 2016, Shank repousse depuis plus d’un an le moment de l’imposition de sa peine.

L’accusé invoque depuis plusieurs mois des rendez-vous chez les médecins pour justifier son absence au tribunal.

Devant un document médical sur lequel aucune date de rendez-vous n’était indiquée, le juge Conrad Chapdelaine de la Cour du Québec a déterminé que Shank avait dépassé les bornes.

Lorsqu’il sera intercepté par les policiers, Jean-Guy Shank sera arrêté et détenu pour être amené devant le tribunal.

En mai 2017, Jean-Guy Shank invoquait déjà des raisons médicales pour remettre la peine de détention de 12 mois qui doit lui être imposée. Le tribunal avait accepté de remettre l’imposition de la peine en septembre 2017 pour des raisons humanitaires. Date repoussée en janvier, mars, juin et finalement au 27 juillet… moment où Shank n’était pas encore présent au tribunal.

Shank avait pourtant plaidé coupable rapidement aux accusations reliées au trafic de stupéfiants ainsi qu’à un incendie criminel en 2016 à la suite de son arrestation dans le cadre de l’opération bouboule qui s’est déroulée en novembre 2016 à Sherbrooke et Saint-Georges-de-Windsor.

Shank, défendu par Me Jean-Marc Bénard, a plaidé coupable à des accusations de trafic de stupéfiants entre le 7 juillet et le 23 novembre 2016 ainsi que de possession de stupéfiants dans le but d’en faire le trafic.

Shank a été brûlé en tentant de faire de la « soupe au pot » dans son logement de la 8e Avenue à Sherbrooke quelques jours avant l’opération policière. Il a reconnu la production de résine de cannabis ainsi que l’incendie criminel sans se soucier que d’autres personnes se trouvait dans le bâtiment, le 20 novembre 2016.

Lors de six perquisitions effectuées lors de l’opération bouboule, 28 875 $ ont été saisis de même qu’une quarantaine de comprimés de méthamphétamine, 2743 grammes de cannabis, une dizaine de grammes de cocaïne ainsi que du haschich.

C’est Me Claude Robitaille qui représente le ministère public dans cette affaire.