Les faits divers en bref

Il crève les pneus de ses ex
Un individu de Sherbrooke s'est vengé de trois ex-conjointes en crevant les pneus de leurs véhicules puis en égratignant la peinture de l'un d'entre eux.
L'individu de 64 ans a reconnu, jeudi, des méfaits de plus de 5000 $ devant la juge Claire Desgens de la Cour du Québec au palais de justice de Sherbrooke.
Ces gestes se sont déroulés entre août 2015 et novembre 2016. Le véhicule d'une première victime a été la cible de Paquette pour un montant de plus de 7500 $.L'accusé a reconnu d'avoir causé pour 5111 $ sur le véhicule de son ex-conjointe en rayant la peinture. Il a aussi reconnu avoir causé six crevaisons à ce véhicule.
Pour une deuxième victime, ce sont sept crevaisons qui ont été causées par Paquette. Même si la troisième victime a retiré sa plainte, Jean Paquette a reconnu deux crevaisons.
Un rapport présentenciel a été demandé pour éclairer le tribunal. Pour le moment, rien ne semble expliquer les gestes que l'individu sans antécédent judiciaire a avoués. L'avocat de la défense Me Marc-André Champagne de l'aide juridique et Me Laurence Bélanger du ministère public feront les observations sur la peine dans le dossier le 24 novembre prochain.
Il mélangeait alcool et volant à répétition
Un individu évite la prison de justesse après avoir reconnu sa culpabilité à deux affaires de conduite avec les capacités affaiblies en moins de deux mois.
André Tremblay a reconnu, jeudi, au palais de justice de Sherbrooke avoir conduit son véhicule avec un taux d'alcoolémie qui dépassait de plus de deux fois la limite permise par la loi.
La conduite erratique de Tremblay a attiré l'attention des policiers de la Sûreté du Québec dans le secteur de Victoriaville en juin 2016. Il a alors enregistré un taux d'alcoolémie de 203 mg par 100 ml de sang.
« Votre arrestation ne semble pas avoir eu d'effet dissuasif », a constaté la juge Desgens.
Il a fallu moins de deux mois à Tremblay pour récidiver, cette fois dans le secteur de Richmond. Son taux d'alcoolémie dépassait encore une fois de deux fois la limite permise, soit à environ 203 mg par 100 ml de sang.
« Il est surprenant pour le tribunal de constater votre arrestation dans les mêmes circonstances en si peu de temps. Ce n'est cependant pas une récidive au sens de la loi même si ça peut paraître surprenant aux yeux du public », explique la juge Desgens.
La juge a rappelé à Tremblay que cette deuxième arrestation aurait pu lui valoir une peine de détention si elle avait été considérée comme une récidive. L'avocate de la défense Me Jessyca Duval de l'aide juridique et la procureure aux poursuites criminelles Me Laurence Bélanger ont fait une suggestion commune de deux amendes majorées de 1200 $ pour le premier dossier et 1700 $ pour le deuxième.
Une interdiction de conduire de 18 mois a été imposée.
Johnson tente d'entrer de la drogue en psychiatrie
Pendant que son avocat analyse la possibilité de demander une révision de sa remise en liberté, une nouvelle accusation de possession de cannabis et de résine de cannabis a été portée contre Kevin Johnson.
Johnson est accusé d'avoir tenté de faire entrer ces stupéfiants le 22 août dernier au département de psychiatrie du CHUS lors d'une évaluation qui avait été demandée dans son dossier.
Ce dernier est accusé en compagnie de trois autres individus en marge du vol qui a été commis chez Olympique Métal de Sherbrooke au début du mois de juin dernier.
L'avocat de la défense Me Jocelyn Grenon étudie la possibilité de demander une révision en Cour supérieure afin que son client soit libéré sous conditions dans ce dossier.
Une décision à sujet devrait prise avant le retour du dossier devant le tribunal le 26 octobre prochain.
Johnson aurait orchestré un vol chez Olympique Métal en compagnie de Tommy Gauthier.
Lors de ce vol perpétré le 1er juin dernier, un employé d'Olympique Métal sur le chemin Bibeau, Jean-Charles Reeves, aurait été contraint de participer au vol du coffre-fort contenant 70 000 $ au sein de son entreprise.
Jessica Larose, qui attendait le duo sur la route 112 à quelques kilomètres du chemin Bibeau où le vol avec une arme prohibée a été commis, pourrait faire avancer son dossier à son retour devant le tribunal.
Son avocat Me Guy Plourde a indiqué que « les pourparlers étaient très avancés » et qu'elle prendra position.
Le quatuor s'était entendu pour que des coups de feu soient tirés « pour que ça ait l'air plus vrai ».
Après avoir obtenu le butin, Kevin Johnson et Tommy Gauthier ont pris la fuite vers le lieu de rencontre avec Jessie Larose au bar le Broadway sur la route 112.
Quant à Jean-Charles Reeves, son avocat Me Alexandre Caissie a pris connaissance de la nouvelle preuve déposée dans le dossier.
Les quatre accusés risquent une peine minimale de quatre années de prison.
Me Laila Belgharras représente le ministère public dans cette affaire.
Une vie menée par le «gaming»
La dépendance aux jeux vidéo d'un individu de Sherbrooke l'a conduit tout droit au tribunal puis à payer une amende pour la possession de stupéfiants.
Exténué par ses nuits entières devant l'écran combinées à ses journées de travail, l'accusé de 24 ans s'est endormi à un feu de circulation en avril 2016 à l'intersection des rues Belvédère et Sara.
C'est un appel 9-1-1 d'une résidente qui croyait que l'individu était mort au volant de son véhicule qui a amené les patrouilleurs du Service de police de Sherbrooke à intervenir auprès de l'automobiliste endormi.
Lors la fouille de l'individu, les policiers ont trouvé sur lui un gramme de cannabis de même que 16 comprimés de méthamphétamine.
Son avocat Me Joël Bourassa a expliqué au tribunal que c'est cette substance qui permettait à son client de se tenir éveillé pour soutenir son rythme de vie mené par le « gaming ».
Cette arrestation a incité l'individu à suivre une thérapie.
Abstinent depuis plus d'un an, il a plaidé coupable à la possession de stupéfiants, mercredi, au palais de justice de Sherbrooke
Une amende de 1000 $ lui a été imposée par la juge Claire Desgens de la Cour du Québec.
« La méthamphétamine est un poison produit dans des conditions insalubres. Les gens ne savent pas quelle substance se retrouve dans ce qu'ils consomment. Vous êtes chanceux de vous en être sorti vivant », a indiqué la juge Desgens à l'accusé avant de lui imposer sa peine.