Le directeur du SPS, Dany McConnell, demande de respecter les décrets et arrêtés ministériels formulés depuis la déclaration d’urgence sanitaire, le 13 mars dernier.
Le directeur du SPS, Dany McConnell, demande de respecter les décrets et arrêtés ministériels formulés depuis la déclaration d’urgence sanitaire, le 13 mars dernier.

Les corps de police seront plus sévères

René-Charles Quirion
René-Charles Quirion
La Tribune
Le Service de police de Sherbrooke et la Régie de police de Memphrémagog agiront de façon plus coercitive à compter des prochaines heures.

Les directeurs des deux corps de police municipaux ont mentionné qu’ils agiront en fonction des directives émises par le premier ministre du Québec envers les personnes qui ne respectent pas les consignes interdisant les regroupements et la distanciation nécessaire.

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Depuis dimanche dernier, le SPS a émis un seul constat d’infraction à une personne qui ne respectait pas ces règles.

Les policiers ont répondu à 147 appels en lien avec la COVID-19, dont 82 qui ont nécessité des déplacements.

Le directeur du SPS, Dany McConnell, demande de respecter les décrets et arrêtés ministériels formulés depuis la déclaration d’urgence sanitaire, le 13 mars dernier. 

« Nous avons bien entendu cette demande adressée aux maires des différentes villes du Québec et nous serons moins tolérants », a-t-il indiqué par voie de communiqué.

Le maire de Sherbrooke, Steve Lussier, approuve la décision prise par le gouvernement du Québec. Il assure son soutien aux opérations du SPS visant à faire respecter les consignes de distanciation. 

« Nous nous devons de faire passer le message aux personnes récalcitrantes pour assurer la sécurité de l’ensemble de notre population », indique le maire Lussier qui a mentionné qu’il n’avait pas l’intention d’ajouter des policiers sur le terrain.

Pour sa part, la Régie de police de Memphrémagog (RPM) planche aussi sur un plan d’interventions qui va en droite ligne avec la demande du premier ministre Legault. On continuera à sensibiliser et à faire de la prévention, explique le lieutenant Sylvain Guay.

« Nous allons aussi pouvoir faire de la répression envers ceux qui ne comprennent pas. Les gens argumentent souvent pour déplacer les virgules dans les lois. Maintenant, nous pourrons sévir », dit-il.

Le plan sera en application dès ce week-end, ajoute-t-il.

Rappelons que les constats d’infraction sont de l’ordre de 1000 $ pour une première offense et peuvent aller jusqu’à 6000 $ en cas de récidive.

Deux interventions

Par ailleurs, la RPM a dû intervenir pour prévenir des rassemblements dans des endroits publics dans le contexte de la crise du coronavirus.

Le 28 mars, les forces de l’ordre ont installé des banderoles « Police » au sentier Ruisseau-des-chênes à Orford, le long de la 112. De plus, mardi, on est intervenu au sentier de l’île du Marais à Sainte-Catherine-de-Hatley, indique Mickaël Laroche, agent aux relations médias à la RPM.

« Aux deux endroits, il y avait plusieurs véhicules dans les stationnements, dit-il. Depuis l’installation des banderoles, la situation s’est grandement améliorée. »

Ces interventions suivent celle faite récemment pour éviter que des citoyens se rendent au Mont-Orford même si la station touristique est fermée, comme les autres montagnes du Québec. La RPM demandait à la population de respecter les consignes en ne se rendant pas au mont Orford ni au mont Giroux.

On apprenait jeudi que l’Association des stations de ski du Québec déplorait que des skieurs téméraires défient l’interdiction de s’élancer sur les pentes des montagnes fermées pour freiner la propagation de la COVID-19.

« Nous faisons appel au civisme de la population pour respecter les consignes de fermeture. Les stations de ski opèrent sur des terrains privés et ces sites ne sont pas des terrains de jeu à accès libre », a évoqué Yves Juneau, président-directeur général de l’Association des stations de ski du Québec.

« L’affichage d’interdiction d’accès est en place dans toutes les stations de ski et il est primordial que la population respecte ces consignes, car il s’agit d’une question de santé publique. »

« Le message semble avoir passé en ce qui concerne la station de ski du Mont-Orford, mentionne M. Laroche. Aucune plainte depuis l’annonce publique du 19 mars. »