Les cas d'alcool au volant en baisse dans la région

La région métropolitaine de recensement (RMR) de Sherbrooke enregistre la diminution la plus importante au Canada concernant les affaires de conduite avec les facultés affaiblies par l'alcool ou la drogue.
Selon les données les plus récentes de Statistique Canada, la RMR de Sherbrooke a enregistré une baisse de 24 pour cent en 2015 par rapport à 2014.
Les affaires de conduite avec les facultés affaiblies par l'alcool ont baissé de 26 pour cent, soit 334 causes, alors que les affaires de conduite avec les facultés affaiblies par la drogue ont augmenté de 12 pour cent durant la même période.
La RMR de Sherbrooke compte bien évidemment la ville-centre, mais également dix autres municipalités dont les territoires de Saint-Denis-de-Brompton, Magog, Ascot Corner et Orford.
En plus du Service de police de Sherbrooke, la Sûreté du Québec et la Régie de police Memphrémagog interviennent sur le territoire couvert par la RMR de Sherbrooke.
Le SPS note une diminution des dossiers de conduite avec les facultés affaiblies durant cette période de l'ordre de 17 pour cent, soit 253 événements en 2015 par rapport à 306 en 2014.
« Les chiffres de 2016 ne sont pas encore publiés auprès de Statistique Canada, mais ils indiquent un bond de 253 à 322 dossiers à Sherbrooke pour une augmentation de 27 pour cent. Lorsque l'on parle de conduite avec les capacités affaiblies par la drogue ou l'alcool, on parle de criminalité proportionnelle à l'initiative policière », explique le criminologue du SPS, Tony Brien.
Pour 2017, la direction du SPS a fixé des cibles de nombre d'opérations par équipe de travail.
« Chaque équipe devra effectuer au moins huit barrages policiers au cours de la prochaine année. Pour 2017, il devrait y avoir un minimum de 40 opérations pour l'ensemble de l'organisation. Si cette cible est atteinte, il y aura certainement plus de conducteurs interceptés. On voyait qu'il y avait du rattrapage à faire en fonction des statistiques. Nous allons y remédier par ces barrages qui pourront se tenir à tout moment de la journée ou de la nuit. C'est un mythe que de penser que les conducteurs conduisent avec les facultés affaiblies seulement les soirs et la fin de semaine », précise Tony Brien.
Le SPS compte pour le moment un policier évaluateur pour les cas de conduite avec les capacités affaiblies par la drogue.
Comparé à des villes semblables comme Saguenay, Trois-Rivières, Abbotsford en Colombie-Britannique et Sudbury en Ontario, le SPS a enregistré une moyenne de 262 événements de facultés affaiblies alors que la moyenne est de 317 pour les autres villes comparables de 2011 à 2015.