L’aéronef a coulé dans la minute suivant l’écrasement et se trouvait dans 96 pieds d’eau.
L’aéronef a coulé dans la minute suivant l’écrasement et se trouvait dans 96 pieds d’eau.

L'épave de l'aéronef repêché au lac Massawippi à North Hatley

Andréanne Beaudry
Andréanne Beaudry
La Tribune
L’épave de l’aéronef qui s’est écrasé samedi après-midi dans le lac Massawippi à North Hatley a été repêchée vers 14 h, mardi.

Selon les informations d’Yves Tremblay, un témoin sur les lieux au moment de sortir l’épave du lac Massawippi, les plongeurs se sont préparés tout l’avant-midi pour s’assurer qu’il n’y ait pas de déversement.

« Probablement qu’il restait encore de l’essence dans le réservoir », souligne le résident de North Hatley, Yves Tremblay.

Ils ont, d’une part, localisé l’avion avant de rapprocher une espèce de plateforme à la surface de l’eau. Ils ont accroché l’épave à cette dernière pour finalement s’approcher du quai de la marina de North Hatley. Après ils l’ont accroché au lift pour le déposer dans un camion à un endroit inconnu », ajoute le témoin.

Pour Yves Tremblay, la principale crainte du village de North Hatley à propos de cet écrasement c’est le risque de déversement d’essence dans l’eau.

« Lorsque tu t’écrases ou tu effectues des atterrissages d’urgence, tu dois faire un rapport. C’est dans l’intention d’améliorer la pratique de vol. Tu dois le signaler, c’est obligatoire », explique le photographe aérien et pilote, Yves Tremblay, à propos du rôle qu’effectue le Bureau de la sécurité des transports du Canada (BST).

Dans un échange de courriel avec La Tribune, la relationniste du BST Julie Héroux, explique que l’appareil effectuait un vol selon les règles de vol à vue depuis l’aéroport de Saint-Hyacinthe (CSU3), à destination du lac Massawippi, et ce, avec un seul pilote à bord.

« Le pilote a amorcé sa descente finale au-dessus du lac Magog pour ensuite se poser face au vent en direction sud-est dans la portion nord du lac Massawippi. Lors de l’amerrissage, au moment où l’appareil touchait l’eau, l’appareil s’est renversé. Le pilote a tout de suite évacué l’appareil et a été secouru par des riverains », mentionne Julie Héroux. Elle ajoute qu’aucun signal de radiobalise d’urgence (ELT) n’a été entendu.

Selon les dernières informations, le pilote a subi des blessures mineures. L’aéronef a coulé dans la minute suivant l’écrasement et se trouvait dans 96 pieds d’eau. Les dommages sont substantiels souligne le BST.

Le Bureau de la sécurité des transports du Canada a évalué et classifié l’évènement comme étant de catégorie 5. « Il est peu probable de tirer de nouvelles leçons de sécurité qui aideront à améliorer la sécurité des transports », écrit-on à propos de la politique de classification.

L'enquête se limite donc principalement à la collecte de données. Elles sont ensuite sauvegardées pour être utilisées dans des rapports statistiques ou dans des analyses ultérieures.

La porte-parole de la Sûreté du Québec (SQ), Valérie Beauchamp, confirme que l’évènement n’est pas de nature criminelle.