Les deux auteurs allégués du vol, Kevin Johnson et Tommy Gauthier resteront détenus pour la durée des procédures judiciaires.

L'employé d'Olympique métal contraint de participer au vol, dit son avocat

L'employé de l'entreprise Olympique métal d'Ascot Corner aurait été contraint de participer au vol du coffre-fort contenant 70 000 $ au sein de son entreprise.
Jean-Charles Reeves a été remis en liberté sous conditions, lundi, au palais de justice de Sherbrooke.
Son avocat Me Alexandre Caissie entend soulever une défense de « contrainte » dans cette affaire.
Les deux auteurs allégués du vol, Tommy Gauthier et Kevin Johnson, resteront détenus pour la durée des procédures judiciaires.
Reeves est accusé d'avoir orchestré le vol majeur commis le 1er juin dernier par Kevin Johnson et Tommy Gauthier. L'autre accusée dans cette affaire, Jessica Larose, qui attendait le duo sur la route 112 à quelques kilomètres sur chemin Bibeau où le vol avec une arme prohibée a été commis, a aussi été libérée sous conditions.
Étant donné ses antécédents judiciaires, Johnson a renoncé à son enquête sur remise en liberté. Son avocat Me Jocelyn Grenon a mentionné au tribunal qu'il n'était pas en mesure de rencontrer le fardeau pour que son client soit libéré sous condition.
Le juge Serge Champoux de la Cour du Québec a alors ordonné sa détention pour la durée des procédures judiciaires.
Demande refusée
Larose, défendue par Me Guy Plourde, et Gauthier, représenté par Me Mélissa Gilbert, ont pour leur part témoigné pour leur défense dans le cadre de leur enquête sur remise en liberté.
Gauthier a mentionné avoir des problèmes de consommation de stupéfiants et d'alcool. Au moment de son arrestation, il consommait environ quatre grammes de cocaïne par jour ce qui a fait en sorte qu'il a accumulé une dette de plus de 4000 $.
Il a demandé à être remis en liberté en maison de thérapie, mais le juge Champoux lui a refusé.
Le juge a tenu compte de son implication en tant que l'un des deux auteurs allégués de ce vol à « haut risque » où des coups de feu ont été tirés.
Ils auraient organisé un plan où Gauthier et Johnson devaient se présenter chez Olympique Métal avec une arme à feu volée.
Jessie Larose se serait occupée de trouver un véhicule afin qu'ils puissent prendre la fuite après le vol.
Coups de feu
Le quatuor s'était entendu pour que des coups de feu soient tirés « pour que ça ait l'air plus vrai ».
Gauthier et Johnson se sont présentés à l'endroit convenu au moment planifié.
Ils ont revêtu une cagoule de fortune avant d'exiger à l'employé, qu'ils connaissaient vraisemblablement, de leur remettre une somme d'argent. Comme convenu, des coups de feu ont été tirés dans les airs.
Après avoir obtenu le butin, Kevin Johnson et Tommy Gauthier ont pris la fuite vers le lieu de rencontre avec Jessie Larose au bar le Broadway sur la route 112 situé à quelques kilomètres des lieux du crime.
Ils ont changé de véhicule puis ont pris la fuite.
Sans antécédent judiciaire, Jessie Larose croupissait en prison depuis plus de dix jours à la suite de ce vol.
Elle a été remise en liberté sous conditions de rester chez son grand-père à Valcourt et de respecter un couvre-feu de 22 h à 7 h. Elle ne pourra entrer en contact avec les autres accusés.
Jean-Charles Reeves, de son côté, a aussi été liberté après avoir déposé 1500 $ aux greffes du palais de justice de Sherbrooke. Il devra respecter un couvre-feu de 22 h à 7 h. Il ne pourra entrer en contact avec les autres personnes accusées dans ce dossier ou son ancien employeur, Métaux Doucet, dont Olympique métal est une division.
La perquisition réalisée chez Reeves n'a pas permis de découvrir de nouveaux éléments au dossier.
L'utilisation d'une arme à feu qui a été déchargée pendant le vol complexifie l'affaire pour les quatre accusés qui risquent une peine minimale de quatre années de prison.
Me Laila Belgharras représente le ministère public dans cette affaire qui a été reportée au 12 juillet.