Le voleur au capuchon restera détenu

Le voleur au capuchon devra rester détenu pour la durée des procédures judiciaires intentées contre lui pour les huit vols qu’il aurait réalisés en treize jours à l’automne 2018.

Rosario Gagliano n’a pas réussi à convaincre le juge Conrad Chapdelaine qu’il pouvait être remis en liberté sous conditions.

Gagliano, 52 ans, Sylvain Viens, 51 ans, et Érika Smith, 39 ans, ont d’abord été accusés du vol qualifié commis au dépanneur Harnois à East Angus, de possession d’arme dans le but de commettre une infraction, de port d’arme, soit un pistolet à plomb, de façon négligente ainsi que de port de déguisement à la mi-octobre.

Le ministère public a ensuite autorisé seize autres accusations contre Viens et Gagliano pour sept autres vols qualifiés en utilisant une arme à feu entre le 1er et le 13 octobre 2018 à Sherbrooke et East Angus.

Le juge estime que la preuve est convaincante et que tous les crimes impliquent l’utilisation d’arme à feu laissant présager une longue peine de détention.

« Plusieurs éléments de preuve vous relient au vol commis à East Angus. Une constellation d’éléments circonstanciels vous relient aussi aux autres vols », estime le juge Chapdelaine.

Gagliano, consommateur de drogue, particulièrement de la cocaïne, offrait de se rendre dans un centre de thérapie qui impose du 24 h sur 24 h pour les deux premiers mois d’une thérapie de six mois. Démarche que le juge a estimé être utilitaire et visant à éviter la détention.

Après la décision du juge Chapdelaine rendue jeudi au palais de justice de Sherbrooke, l’autre accusé Sylvain Viens a renoncé à son enquête sur remise en liberté.

Son avocat Me Christian Raymond a convenu qu’il n’était pas en mesure de se décharger de son fardeau de preuve s’il tenait une enquête sur remise en liberté.

Le juge a ordonné la détention de Viens jusqu’à la fin des procédures.

C’est vraisemblablement Gagliano qui pénétrait dans les commerces munis d’un pistolet à plomb, après avoir revêtu un capuchon, pour demander le contenu du tiroir-caisse. Il était attendu à l’extérieur par Sylvain Viens dans un véhicule. Ce dernier l’aidait à prendre la fuite.

Lors du dernier vol, Érika Smith, la conjointe de Gagliano, prenait place dans le véhicule.

C’est une surveillance effectuée par le Service de police de Sherbrooke qui a permis d’arrêter le voleur au capuchon au cours de la fin de semaine du 13 octobre.

Suivi par les enquêteurs puis les patrouilleurs du SPS, le trio de voleurs a été intercepté après un septième vol, qui a été perpétré dans un dépanneur d’East Angus le 13 octobre.

Les suspects auraient commis des vols qualifiés, dont un dans un salon de paris de Sherbrooke. Au cours de la même période, le trio aurait aussi effectué deux vols dans des dépanneurs d’East Angus. Des peines minimales de quatre ans sont prévues sur chacune des accusations de vol qualifié en utilisant une arme à feu.

Me Claudie Marmet représente le ministère public dans cette affaire.

Les dossiers ont été reportés au 5 février prochain.