Le voleur au capuchon qui a sévi à Sherbrooke et East Angus, à l’automne 2018, devrait plaider coupable aux accusations portées contre lui au début de 2020.

Le voleur au capuchon devrait plaider coupable

Le voleur au capuchon qui a sévi à Sherbrooke et East Angus, à l’automne 2018, devrait plaider coupable aux accusations portées contre lui au début de 2020.

Devant le juge Érick Vanchestein, mardi, Rosario Gagliano a renoncé à son enquête préliminaire ainsi qu’à la tenue d’un procès devant juge et jury.

Son avocate Me Jessyca Duval de l’aide juridique a reporté le dossier au 11 février prochain afin qu’il plaide coupable aux accusations portées contre lui au même moment que Sylvain Viens qui est aussi impliqué dans ces multiples vols a l’automne 2018.

Série de vols

Lors du dernier de la série de vols qualifiés, Érika Smith, la conjointe de Gagliano, prenait place dans le véhicule.

C’est la seule des trois accusés qui se trouve en liberté dans cette affaire.

Elle a aussi annoncé, mardi, qu’elle plaidera coupable à des accusations moindres le 10 janvier 2020.

Le trio avait d’abord été accusé du vol qualifié commis au dépanneur Harnois à East Angus, de possession d’arme dans le but de commettre une infraction, de port d’arme, soit un pistolet à plomb, de façon négligente ainsi que de port de déguisement à la mi-octobre.

Autres accusations

Le ministère public a ensuite autorisé seize autres accusations contre Viens et Gagliano pour sept autres vols qualifiés en utilisant une arme à feu entre le 1er et le 13 octobre 2018 à Sherbrooke et East Angus.

C’est vraisemblablement Gagliano qui pénétrait dans les commerces muni d’un pistolet à plomb, après avoir revêtu un capuchon, pour demander le contenu du tiroir-caisse. Il était attendu à l’extérieur par Sylvain Viens dans un véhicule. Ce dernier l’aidait à prendre la fuite.

C’est une surveillance effectuée par le Service de police de Sherbrooke qui a permis d’arrêter le voleur au capuchon au cours de la fin de semaine du 13 octobre 2018.

Suivi par la police

Suivi par les enquêteurs puis les patrouilleurs du SPS, le trio de voleurs a été intercepté après un septième vol, qui a été perpétré dans un dépanneur d’East Angus.

Les suspects auraient commis des vols qualifiés, dont un dans un salon de paris de Sherbrooke. Au cours de la même période, le trio aurait aussi effectué deux vols dans des dépanneurs d’East Angus. Des peines minimales de quatre ans sont prévues sur chacune des accusations de vol qualifié en utilisant une arme à feu.

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Trafic de drogues: un accusé écope cinq mois pour recel

Accusé de recel d’argent dans le cadre du projet anti drogue Pureté, Rock-Dany Saint-Cyr-Dubreuil a été condamné à cinq mois de prison.

L’homme de 29 ans est l’un de ceux contre qui pesait le plus d’accusations à la suite de l’opération Pureté de mai 2019.

Rock-Dany Saint-Cyr-Dubreuil a reconnu un recel de plus de 1820 $, des bris de conditions et des bris de probation, mardi, devant le juge Érick Vanchestein de la Cour du Québec.

C’est d’ailleurs des bris de conditions le 14 novembre dernier qui ont ramené Saint-Cyr-Dubreuil derrière les barreaux puis au palais de justice de Sherbrooke.

La semaine dernière, les policiers sont arrivés sur les lieux d’un accident où le véhicule appartenait à la conjointe de Rock-Dany Saint-Cyr-Dubreuil. Il n’y avait personne sur les lieux.

Saint-Cyr-Dubreuil avait quitté les lieux de l’accident en taxi.

Les policiers se sont présentés au domicile de la femme où ils ont trouvé l’accusé caché sous une pile de vêtements dans une chambre. Il a été incarcéré notamment parce que de la cocaïne a été trouvée dans le véhicule. Les stupéfiants n’ont cependant pas été reliés à Rock-Dany Saint-Cyr-Dubreuil.

Cette incarcération l’a cependant incité à plaider coupable à certains dossiers.

À la suite de la suggestion commune de prison faite par la procureure aux poursuites criminelles Me Émilie Baril-Côté et l’avocat de la défense Me Jean-Marc Bénard, le juge Érick Vanchestein a retranché un peu plus d’un mois de détention provisoire.

Une probation interdisant à l’accusé de se trouver avec les personnes arrêtées lors du projet Pûreté a été imposée. L’argent saisi a été confisqué.

L’argent avait été trouvé au domicile de l’accusé lors de la perquisition policière.

Une centaine de policiers de l’Escouade régionale mixte de l’Estrie en collaboration avec le Service de police de Sherbrooke avaient frappé notamment sur les rues Wellington Sud, McGregor, Ball et Larocque à Sherbrooke lors de l’opération Pureté de mai 2018.

La Division des enquêtes et de la coordination sur le crime organisé et de la Division des enquêtes sur les crimes majeurs de l’Estrie, de la Montérégie et de la Mauricie ainsi que la Division des enquêtes MRC de l’Estrie ont participé à cette frappe policière.

Cette enquête a commencé en mars dernier à la suite d’enquêtes de l’ERM et d’informations du public.  René-Charles Quirion