Il devrait y avoir deux serres sur cette photo prise à la ferme Les Vallons maraîchers, mais celle de gauche a été complètement dévastée par les forts vents dans la nuit de vendredi à samedi. Guillaume Lapointe, responsable des cultures, tient une barre de métal qui devrait être droite, mais qui a été crochie par la force du vent.

Le vent détruit une serre à Compton

Toile arrachée et barres de métal tordues, le spectacle était désolant samedi matin à la ferme Les Vallons maraîchers sur le chemin Hyatt’s Mills à Compton. Les forts vents ont tout simplement arraché un des tunnels servant à la culture des légumes.

« On l’a monté vendredi matin, se désole Guillaume Lapointe, responsable des cultures de la ferme. La toile de 800 $ est complètement scrap et on l’a déroulée vendredi matin. Je n’ai jamais vu une destruction aussi massive. On a été relativement chanceux. Il y a quand même eu des dommages à l’autre tunnel aussi. Les arches ont été soulevées et déportées. »

Guillaume Lapointe évalue à 5000 $ les dégâts reliés à la destruction du tunnel. Les cultures n’étaient pas encore plantées, mais les pertes en vente sont évaluées à environ 15 000 $.

« Ce sont des structures qu’on ne peut pas assurer, même nos serres qui valent 60 000 $ sont inassurables, souligne Guillaume Blouin. En fait, on pourrait les assurer, mais ça coûte le prix de la structure chaque année. Il y a trop de risques pour les assureurs. »

M. Lapointe, qui est dans le milieu depuis une dizaine d’années, assure toutefois que les consommateurs ne ressentiront pas l’impact de cette situation.

« Ça ne nous aide pas, c’est certain, mais ça ne met pas en péril nos paniers non plus. On a assez de diversité pour répondre à la demande. C’est certain qu’on est capable de compenser ailleurs. »

Il s’explique encore mal comment les vents ont pu arracher complètement la serre.

« C’était très violent, mais je ne sais comment ça peut arriver. Ces barres sont censées être droites, mentionne-t-il en pointant des barres de métal complètement tordues. Ça va être difficile de réutiliser cet équipement. »

La ferme Les Vallons maraîchers a déjà quelques solutions sur la table pour éviter qu’une telle situation se reproduise.

« On envisage d’investir dans des structures plus permanentes, mentionne Guillaume Lapointe. Elles sont évidemment beaucoup plus dispendieuses, mais elles sont évidemment plus solides. C’est plate à dire, mais on s’enligne vers des conditions climatiques de plus en plus extrêmes. Je ne veux pas être alarmiste parce qu’avec le réchauffement climatique on peut faire plus de cultures, mais ça vient avec des conditions extrêmes. »

La ferme a également dû composer avec une panne d’électricité pendant une dizaine d’heures dans la nuit de vendredi à samedi.

« On n’a pas perdu trop de produits, c’est relativement négligeable face à des situations que l’on a connues dans le passé. L’automne passé on a perdu le courant pendant deux jours. »