Le Service de police de Sherbrooke augmente son offre de service pour intervenir auprès des personnes présentant des problèmes de santé mentale.

Le SPS étend sa présence en santé mentale

Le Service de police de Sherbrooke augmente son offre de service pour intervenir auprès des personnes présentant des problèmes de santé mentale.

L’équipe d’intervention en santé mentale vient bonifier depuis, lundi, le travail effectué par l’Équipe mobile d’intervention psychosociale (Émip) déjà en place au SPS afin d’intervenir sept jours par semaine.

« L’Émip qui est composée d’un travailleur social et d’un policier reste présente quatre soirs par semaine. Ils interviennent les lundis, mercredis, jeudis et vendredis, soit les soirs où l’on reçoit le plus d’appels en santé mentale. L’ajout de personnel que nous réalisons permet d’affecter un policier spécialisé en santé mentale les autres soirs de même que lors de sept quarts de travail de jour », explique l’inspecteur à la surveillance du territoire du SPS, Patrick Roy.

Cinq nouveaux policiers feront partie de cette équipe d’intervention en santé mentale qui sera en fonction de 7 h à 23 h sept jours par semaine. Le SPS passe en moyenne vingt heures par jour en intervention sur des événements reliés à la santé mentale.

« Ce sont des policiers qui ont des compétences en matière d’intervention en santé mentale. Ils ont reçu des formations dans leurs fonctions à l’Émip. Ils ont aussi développé plusieurs contacts dans le cadre de leurs fonctions. Ce sont des policiers qui travailleront en équipe avec les partenaires du réseau de la santé. Nous avons une collaboration exceptionnelle avec les travailleurs sociaux avec qui ils font équipe. Ce partenariat est le plus bel outil en gestion de santé mentale », signale Patrick Roy.

Plus efficace

La fonction première de cette équipe sera de gérer les cas de santé mentale en prenant les appels, en exécutant les ordonnances de traitement, en faisant les suivis et en effectuant les liens avec les partenaires de la santé et de la justice.

« Quand il y aura un appel en santé mentale, ce sont ces policiers qui s’en chargeront et qui feront les références avec les travailleurs sociaux. Le travail sera beaucoup plus efficace avec cet ajout de policiers experts en santé mentale. Les policiers généralistes iront encore sur les lieux d’appels d’urgence en santé mentale, mais les policiers en santé mentale s’occuperont de la suite. Nous pourrons de cette façon libérer du temps de patrouille », indique l’inspecteur Roy.

Ces cinq nouveaux postes nécessitent des montants annuels récurrents de 300 000 $.

« Plusieurs corps de police ont adopté des modèles adaptés à leurs besoins en matière de santé mentale. C’est un défi provincial et même national. Nous avons effectué des analyses sur le temps passé sur le terrain pour les interventions en matière de santé mentale et des partenariats que nous avons développés », explique Patrick Roy du SPS.

Il rappelle que le dossier de la santé mentale touche autant les corps policiers, les intervenants du système de justice que le réseau de la santé.

« Devant un crime, on doit maintenant se poser la question à savoir s’il s’agit d’un suspect ou d’un sujet ; si nous avons affaire à un criminel ou à une personne avec un problème de santé mentale. Il faut trouver un équilibre entre la sécurité publique, le réseau de la santé et le système de justice. L’équipe que nous mettons en place à Sherbrooke est une pierre de plus dans ce partenariat en santé mentale », estime l’inspecteur Roy du SPS.