Jean-François Labrie de l’église Inter-Foi de North Hatley et son avocat Me Robert Brunet réclament un arrêt des procédures en vertu du secret sacramentel.

Le révérend Labrie invoque le secret de la confession

C’est en s’appuyant sur le droit canonique qui protège le secret de la confession que Jean-François Labrie demande un arrêt des procédures dans son dossier.

Le révérend Jean-François Labrie, de l’église Inter-Foi de North Hatley, subit son procès relativement à 21 chefs d’accusation de pratique illégale de la médecine au palais de justice de Sherbrooke.

Les chefs d’accusation concernent le fait que Labrie a laissé croire qu’il était autorisé à exercer la médecine lors d’une consultation, qu’il a fait des diagnostics sur des maladies, qu’il a prescrit des médicaments et qu’il a déterminé le traitement médical sans être titulaire d’un permis valide et approprié et sans être inscrit au tableau de l’ordre du Collège des médecins.

Entrepris à la fin octobre, le procès se poursuivait jeudi devant le juge Érick Vanchestein de la Cour du Québec.

L’avocat de la défense Me Robert Brunet a plaidé qu’un prêtre ou ministre du culte ne pouvait divulguer les renseignements obtenus lors de la confession sans être autorisé par la personne qui a fait les confidences ou par une disposition expresse de la loi.

Me Brunet soutient que le secret professionnel auquel est tenu Jean-François Labrie l’empêche de présenter une défense pleine et entière. Il plaide que son client ne peut briser le secret sacramentel pour défendre ses intérêts.

Me Joannie Poirier

Trois fidèles

Les constats d’infraction sont reliés à trois fidèles qui l’ont consulté à l’intérieur de son bureau de l’Église spirituelle Inter-Foi. 

Aucun d’eux n’a relevé Jean-François Labrie du secret sacramentel d’autant plus que l’une d’entre elles est décédée.  

« Je vous demande d’accueillir la requête en arrêt des procédures visant les trois personnes qui sont visées », indique Me Brunet.

De son côté, l’avocate du Collège des médecins Me Joannie Poirier plaide que Jean-François Labrie utilise le fait qu’il est tenu au secret professionnel pour se défiler des accusations portées contre lui.

« Il n’y a pas de preuve convaincante qu’il existe un secret professionnel auquel il est tenu », signale Me Poirier.

Elle estime aussi que Jean-François Labrie n’a pas fait la démonstration qu’il utiliserait ce qui lui a été révélé la l’intérieur du secret professionnel dans le cadre de la sa défense.

« Le remède d’arrêt des procédures représente le remède le plus radical », signale Me Poirier.

L’avocat de la défense Me Robert Brunet a aussi déposé une requête en non-lieu soutenant qu’aucune preuve n’a été faite relativement aux accusations portées contre Jean-François Labrie.

Le juge Vancestein a pris les requêtes en délibéré. Il rendra les décisions le 21 novembre prochain.

Cinq mois de prison pour action indécente

Coupable d’action indécente, Jean-François Poisson passera les cinq prochains mois derrière les barreaux.

L’individu a été arrêté le 4 novembre dernier après deux événements où il s’est masturbé en public et pour s’être trouvé nu dans un endroit public.

En début de journée, Poisson avait été surpris dans l’entrée d’un immeuble de la rue Marquette à Sherbrooke alors qu’il se masturbait.

Il avait été arrêté une première fois par le Service de police de Sherbrooke vers 8 h pour ce premier événement.

Relâché après s’être engagé à respecter certaines conditions, Poisson est retourné au centre-ville de Sherbrooke.

Une fois dans le boisé en bordure de la rivière Saint-François au bout de la rue Abénaquis, il s’est dévêtu.

Un père de famille qui se promenait avec son enfant dans le secteur de la Place Nikitotek a aperçu Poisson dans son plus simple appareil.

Les policiers sont intervenus une deuxième fois dans le même avant-midi pour procéder à l’arrestation du suspect.

Cette fois, il est resté détenu.

Devant le juge Paul Dunnigan de la Cour du Québec, Poisson a plaidé coupable aux trois accusations qui avaient été portées contre lui, soit d’action indécente, de s’être trouvé nu dans un endroit public et de bris de probation.

Son avocat Me Jean-Guillaume Blanchette et la procureure aux poursuites criminelles Me Laïla Belgharras ont présenté la suggestion commune.

Une probation de deux ans avec suivi notamment pour tout traitement en matière de problématique sexuelle a été imposée à l’individu qui des plusieurs antécédents judiciaires.