Ni le changement de nom en Collège Massawippi, ni sa fermeture récente n’empêchera le recours collectif de suivre son cours contre les religieux de la congrégation des Servites de Marie qui étaient autrefois en autorité à Ayer’s Cliff.
Ni le changement de nom en Collège Massawippi, ni sa fermeture récente n’empêchera le recours collectif de suivre son cours contre les religieux de la congrégation des Servites de Marie qui étaient autrefois en autorité à Ayer’s Cliff.

Le recours collectif contre les Servites se poursuit malgré la fermeture

Ni le changement de nom en Collège Massawippi, ni sa fermeture récente n’empêchera le recours collectif de suivre son cours contre les religieux de la congrégation des Servites de Marie qui étaient autrefois en autorité à Ayer’s Cliff.

Pendant que le collège privé confirmait sa fermeture la semaine dernière, la Cour supérieure retenait cinq semaines de procédures au printemps 2021 pour l’audition du recours collectif.

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« Le recours collectif contre le collège et l’ordre religieux se poursuit. L’audition sur le fond aura lieu », assure l’avocat qui a inscrit le recours collectif, Me Robert Kugler de la firme Kugler Kandestin.

Au fil du temps le collège est devenu complètement laïc en 2007, puis le nom est passé de Notre-Dame des Servites à Collège Servite en 2012, puis à Collège Massawippi plus récemment.

Le recours collectif concerne des agressions sexuelles alléguées commises par des religieux en autorité sur de jeunes garçons alors qu’ils étaient pensionnaires ou candidats à l’admission au Collège Notre-Dame des Servites d’Ayer’s Cliff.

L’action collective déposée exige des dommages-intérêts compensatoires pour chacune des victimes alléguées. Elle demande par surcroît qu’une somme de 15 millions $ en dommages punitifs et exemplaires soit versée par le Collège Servite et les Servites de Marie.

« Le nombre de personnes victimes qui prennent part au recours collectif continue d’augmenter. Nous sommes rendus à plus d’une centaine de victimes qui nous ont contactés. La période couverte est de 1948 à 2007 », signale Me Kugler.

Il est reproché aux Servites de Marie de Québec, aux Servites de Marie ainsi qu’à l’institution Collège Servite « de ne pas avoir pris les mesures pour protéger les jeunes garçons dont la garde et l’éducation leur avaient été confiées par les parents contre les agressions commises par des religieux, malgré qu’ils en avaient connaissance ou ne pouvaient les ignorer ».

Le juge Christian Immer de la Cour supérieure a demandé aux avocats de retenir à leurs agendas les semaines à partir du 17 mai 2021 jusqu’à celle du 14 juin 2021.

L’homme par qui a été intenté le recours collectif aurait été agressé sexuellement par le père Jacques Desgrandchamps entre 1975 et 1977 au Collège Notre-Dame des Servites d’Ayer’s Cliff.

Des accusations criminelles pèsent d’ailleurs contre le père Desgrandchamps. 

Aussi accusé de gestes à caractère sexuel au Collège Notre-Dame des Servites à Ayer’s Cliff à la fin des années 1960, le père Paul McKeown avait été déclaré inapte à faire face au processus judiciaire en mai 2019.