Le propriétaire des Expos de Sherbrooke et des Blue Sox de Thetford Mines, François Lécuyer, aurait fraudé une femme dans le cadre d’un prétendu projet immobilier dans la région de Québec.

Le propriétaire des Expos de Sherbrooke accusé de fraude

Le propriétaire des Expos de Sherbrooke et des Blue Sox de Thetford Mines de la Ligue de baseball majeur du Québec, François Lécuyer, doit répondre d’une accusation criminelle relative à une importante fraude immobilière.

La Tribune a appris que le montant de la fraude alléguée serait de plusieurs centaines de milliers de dollars.

Selon l’acte d’accusation, Lécuyer aurait « entre le 15 septembre 2014 et le 30 avril 2015, par la supercherie, le mensonge ou autre moyen dolosif frustré la victime d’une somme d’argent d’une valeur dépassant 5000 $ ».

François Lécuyer doit revenir devant le tribunal à la fin mai au palais de justice de Thetford Mines pour fixer son enquête préliminaire.

C’est une bénévole de l’équipe de baseball senior dont Lécuyer est propriétaire à Thetford Mines qui serait la victime de cette fraude alléguée. La femme aurait consenti à prêter de l’argent à François Lécuyer dans la cadre d’un prétendu projet immobilier dans la région de Québec.

Une plainte à la police a été déposée en mars 2016 contre l’homme d’affaires.

La division des enquêtes sur les crimes économiques de la Sûreté du Québec du secteur Est à Québec a enquêté sur cette fraude alléguée.

Un procureur aux poursuites criminelles et pénales de Québec, Me Simon-Pierre Lavoie, a pris en charge la cause qui se déroule dans le district judiciaire de Frontenac. La plainte a été autorisée en janvier 2019, puis l’individu de 47 ans a comparu devant le tribunal en février dernier.


« Ces accusations n’ont rien à voir avec les activités de mes équipes sportives. »
François Lécuyer

Invité à commenter le dossier par La Tribune, François Lécuyer a mentionné qu’il croyait que ce dossier était une affaire civile.

« C’est un litige civil qui s’est transformé en une plainte criminelle dont je vais me défendre. Ces accusations n’ont rien à voir avec les activités de mes équipes sportives ou celles dans le secteur de l’automobile », soutient François Lécuyer.

L’avocat chargé de la défense de François Lécuyer, Me Michel Dussault, a reporté le dossier à la fin mai. C’est à ce moment que doit se dérouler une conférence de gestion pour fixer l’enquête préliminaire, étape préalable au procès.

Après sa comparution, François Lécuyer s’est engagé, par un dépôt de 2000 $, à ne pas communiquer avec la victime alléguée. Une interdiction d’agir comme courtier en valeur mobilière ou de solliciter tout contrat d’investissement lui a aussi été imposée par le tribunal.

Démêlés

François Lécuyer a déjà eu maille à partir avec la justice par le passé.

En 2012, il avait plaidé coupable pour son implication dans le cadre de l’opération Calepin visant à démanteler une organisation criminelle de vol et recel de véhicules à l’échelle internationale.

Il avait reconnu sa culpabilité à une accusation réduite de recel, soit « d’avoir entre le 1er juin 2006 et le 2 avril 2008, eu en sa possession des biens d’une valeur de plus de 5000 $, sachant que ces choses avaient été obtenues par la perpétration au Canada d’une infraction punissable sur accusation criminelle ».

Une suggestion commune d’absolution inconditionnelle avait été acceptée par le tribunal après un don de 10 000 $ fait par François Lécuyer.