Pascal Montembeault

Le prédateur sexuel Pascal Montembeault plaidera coupable à 150 accusations

Le prédateur sexuel Pascal Montembeault s’engage à plaider coupable à au moins 150 des 168 accusations portées contre lui.

Devant la juge Claire Desgens de la Cour du Québec au palais de justice de Sherbrooke, l’homme de 39 ans de Trois-Rivières a confirmé, lundi, vouloir plaider coupable à la plupart des accusations portées contre lui.

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Les avocats au dossier Me Guy Plourde en défense et la procureure aux poursuites criminelles Me Marilène Laviolette doivent préparer une trame factuelle des gestes que Montembeault doit reconnaître devant le tribunal.

« Nous devons faire des vérifications sur 13 accusations sur le plan de la preuve. Mon client estime plaider coupable sur les autres chefs. Il a fourni tous ses mots de passe sur les médias sociaux pour collaborer à l’enquête. Les leurres ne seront pas contestés », soutient Me Plourde.

Montembeault s’est engagé à plaider coupable le 11 juillet.

104 adolescentes 

Les gestes criminels de Pascal Montembeault auraient été commis entre le 1er janvier 2016 et le 30 août 2017 à l’endroit de victimes d’un peu partout au Québec.

Ce sont 104 adolescentes qui ont été victimes de Montembeault. Un total de 168 accusations ont été portées contre Montembeault à la suite de ses aveux d’agression sexuelle à l’endroit d’une adolescente de Sherbrooke.

L’homme a été mis hors d’état de nuire après son arrestation dans une sordide affaire d’agression sexuelle commise sur une adolescente de 14 ans de Sherbrooke en août 2017.

Montembeault, détenu depuis le début des procédures à l’été 2017, a reconnu en janvier 2018 une agression sexuelle sur une personne de moins de 16 ans et de leurre informatique dans cette affaire. C’est sur le site « Rencontre ados » qu’il avait abordé sa future victime.

Les nouveaux dossiers concernent des accusations de leurre informatique, soit d’avoir distribué du matériel sexuellement explicite, d’extorsion, d’avoir demandé des services sexuels moyennant rétribution, d’incitation à des contacts sexuels et de production de pornographie juvénile.

Depuis son arrestation, l’homme de 39 ans aurait confié ses crimes aux enquêteurs afin de régler l’ensemble de ses dossiers.

Il utilisait le pseudonyme de Marc-André Cormier, 17 ans, pour aborder ses victimes potentielles sur les médias sociaux.

Les victimes alléguées sont situées dans toutes les régions du Québec. Montembeault a même fait des victimes en France. Plusieurs de ces accusations sont passibles de peines minimales de prison ferme.