Le ministère des Transports du Québec ne commente pas pour le moment l’accident survenu dimanche à l’intersection des routes 220 et 249 et table sur une intervention majeure pour régler le problème de sécurité à cet endroit.

Le MTQ ne commente pas l’accident de la 220

Le ministère des Transports du Québec ne commente pas pour le moment l’accident survenu dimanche à l’intersection des routes 220 et 249 et table sur une intervention majeure pour régler le problème de sécurité à cet endroit. Une femme a subi des blessures à la tête, dimanche, après que sa moto à trois roues eut frappé une camionnette. Les résidents du secteur exigent une intervention imminente.

Il n’a pas été possible lundi de parler au ministre des Transports François Bonnardel, également ministre responsable de l’Estrie. La Tribune a été dirigée vers la porte-parole du ministère en Estrie, Dominique Gosselin.

À LIRE AUSSI: La 220-249 frappe encore

« Le MTQ ne peut pas commenter l’accident de la fin de semaine, parce que nous ne connaissons pas encore ses circonstances. Ce qui a causé l’accident sera pris en compte lors de l’élaboration de solutions », déclare Mme Gosselin.

« Un accident est toujours un accident de trop et nous déplorons l’événement survenu cette fin de semaine. Nous sommes conscients que les interventions temporaires des dernières semaines ne sont pas suffisantes. Il fallait une analyse plus poussée pour trouver une solution durable », ajoute-t-elle.

Rappelons que le MTQ avait procédé à du marquage pour avancer les lignes d’arrêt sur la route 249 et délimiter davantage les voies de virage sur la route 220. La limite de vitesse doit être abaissée dans les prochains jours également pour passer de 90 à 70 km/h sur la route 220. Ces mesures visaient à améliorer la sécurité en attendant des travaux permanents dont la nature sera déterminée lors du dépôt d’une étude approfondie au mois d’octobre.

« Dans cet accident, la collision est survenue à l’approche ouest. La plupart des accidents recensés jusqu’à maintenant se situaient plutôt à l’approche est. Nous prendrons le temps d’analyser la situation, mais il faut vraiment une intervention majeure. Il est trop tôt pour déterminer un échéancier parce que ça dépendra de l’option qui sera envisagée. »

L’ajout de feux de circulation, la construction d’un carrefour giratoire et le déplacement complet de l’intersection sont des scénarios à l’étude. 

L’ajout d’arrêts temporaires n’est pas envisageable puisqu’ils nécessiteraient la construction d’un îlot central et l’installation de feux clignotants pour inviter les automobilistes à se préparer à arrêter. « Il faudra aussi nous assurer que notre intervention ne nuira pas à la gestion de la circulation. »

Mme Gosselin ajoute que le MTQ travaillera de concert avec la Ville de Sherbrooke pour les aménagements qui seront jugés nécessaires.

À la Ville de Sherbrooke, la directrice du Service des infrastructures urbaines, Caroline Gravel, a indiqué qu’elle travaille toujours en étroite collaboration avec le MTQ. « Si le MTQ a besoin de notre aide, nous serons là pour l’assister. Le reste leur appartient. C’est sur leur propriété. »

Entre 2010 et 2018, au moins 31 accidents ont été recensés à l’intersection des routes 220 et 229, dont trois avec des blessés graves.