Yves Carrier a reconnu en octobre 2019 les accusations portées contre lui, soit une fraude de 82 750 $.

Le fraudeur Yves Carrier attend encore sa peine

Le fraudeur Yves Carrier de Ham-Nord devra encore attendre avant de recevoir sa peine en raison d’une nouvelle remise de son dossier.

À la demande de l’avocat de la défense Me Michel Dussault, le juge Paul Dunnigan de la Cour du Québec a reporté pour une deuxième fois les observations sur la peine.

Ce n’est que le 16 avril prochain que Carrier devra revenir devant le tribunal afin que lui soit imposée sa peine.

« J’ai préparé encore le dossier une deuxième fois. Je me suis rendu disponible pour la Cour. La remise est encore une fois à la demande de la défense », a signalé la procureure aux poursuites criminelles, Me Maude Lapointe.

Carrier a reconnu en octobre 2019 les accusations portées contre lui soit une fraude de 82 750 $.

Il tentait de « sauver » sa compagnie en effectuant des chèques sans provision.

L’accusé de 50 ans a reconnu qu’entre le 29 septembre et le 11 octobre 2016, il a fait deux chèques de 40 000 $ et 42 750 $ qu’il a déposés dans son compte de la Banque TD, argent qu’il n’avait pas.

Ces sommes ont été rapidement transférées vers un autre compte ouvert à la Caisse populaire Desjardins des Sources. L’argent, obtenu frauduleusement, a ensuite été retiré.

Yves Carrier ne possède pas d’antécédent judiciaire. Un rapport présentenciel complet a été demandé pour mieux éclairer le tribunal concernant la situation de l’accusé.

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Douze mois de plus pour divers épisodes de violence conjugale

Un homme qui a multiplié les crimes et brisé de nombreuses interdictions de contact en matière de violence conjugale se retrouve en prison pour une année supplémentaire.

Détenu depuis octobre 2019, Marc-Antoine Vachon de Sherbrooke a été condamné, mercredi, à une peine globale de 18 mois de laquelle le juge Paul Dunnigan de la Cour du Québec a retranché six mois.

Vachon, qui s’était engagé à ne pas communiquer avec son ex-conjointe en juillet 2019, s’est présenté chez elle à deux reprises les deux jours suivants avant de tenter de la séquestrer le lendemain.

Entre juillet et octobre 2019, il a brisé à treize reprises ses ordonnances de ne pas communiquer avec elle.

Il a aussi reconnu une accusation d’entrave au travail des policiers.

« Nous notons de plus en plus de cas semblables où des hommes brisent à répétition leurs conditions de ne pas communiquer avec leur ex-conjointe. Ce sont des individus qui ne sont pas capables de tourner la page sur des relations toxiques et qui se retrouvent devant les tribunaux », explique l’avocate de la défense, Me Julie Beauchemin.

Cette dernière défend un autre individu qui se retrouve derrière les barreaux depuis le 6 février dernier à la suite d’une fin de relation qui s’étire.

Frédéric Chaloux est accusé d’agression sexuelle entre septembre 2018 et janvier 2019, d’avoir rendu accessible des images intimes sans consentement entre octobre 2017 et mai 2019, d’entrave à la justice en juin 2019.

Il est aussi accusé d’avoir offert de l’argent à son ex-conjointe pour avoir des relations sexuelles ainsi que divers bris de conditions.

L’homme de 30 ans a fixé, mercredi, son enquête sur remise en liberté au 21 février.

Me Maude Lapointe représente le ministère public dans ce dossier.  René-Charles Quirion