L'incendie de forêt est maîtrisé à Saint-Étienne-des-Grès.
L'incendie de forêt est maîtrisé à Saint-Étienne-des-Grès.

Le feu est maîtrisé à Saint-Étienne-des-Grès

Saint-Étienne-des-Grès — Les pompiers de la SOPFEU ont finalement maîtrisé l'incendie qu'ils combattaient depuis vendredi dans un secteur habité de Saint-Étienne-des-Grès. Ils étaient toujours 21 pompiers sur les lieux, dimanche, tandis que s'amorçait le travail «plus minutieux» d'extinction de toutes les sources de chaleur résiduelle, explique Isabelle Gariépy, porte-parole de l'organisme voué à la protection des forêts contre les incendies.

«On entre dans un travail terrain en vue de pouvoir le déclarer éteint», souligne Mme Gariépy. Ce sont finalement 25 hectares de forêt qui auront été ravagés par les flammes. Si le chiffre de 40 hectares a circulé pendant l'intervention, c'est que le périmètre urbain d'évacuation y était probablement inclus, continue la porte-parole de la SOPFEU.

On devra encore compter quelques jours de travail avant de pouvoir dire le feu définitivement éteint, indique-t-on. Les résidents de la rue Lambert, qui étaient les derniers sous le coup d'un ordre d'évacuation, ont finalement pu réintégrer leur demeure dimanche en fin d'après-midi. En tout, l'événement aura forcé l'évacuation d'une cinquantaine de résidences, entre les rues Lafond, Lambert, Drolet et une partie de la Principale. Le brasier a détruit deux résidences et quelques bâtiments secondaires.

Pendant que la cause de l'incendie de Saint-Étienne-des-Grès reste à être déterminée, la SOPFEU maintient son interdiction de feux à ciel ouvert et réitère ses appels à la prudence. Les risques de feu de forêt vont d’élevés à extrêmes pour la majeure partie du territoire, insiste-t-on. Le printemps est une période particulièrement critique puisque la feuillaison n'est pas complète et ne contribue pas à humidifier les forêts, fait valoir Isabelle Gariépy. On dénombre 311 feux de forêt depuis le début de la saison sur l'ensemble du territoire québécois, dont 22 font toujours rage.

Des coupures d'eau à prévoir au cours des prochaines nuits

L'incendie aura mis à l'avant-plan une problématique liée à l'approvisionnement en eau potable dans la municipalité. Une baisse dans les réservoirs municipaux a en effet rendu les bornes-fontaines inutilisables durant l'intervention et laisse craindre qu'une fuite importante touche le réseau. Aussi, la Municipalité procédera à une investigation approfondie des conduites, laquelle entraînera une coupure de l'alimentation en eau pour l'ensemble des citoyens reliés au réseau d'aqueduc, dans la nuit de lundi à mardi, de minuit à 5h.

Le 20 mai dernier, la Municipalité avait déjà émis une directive de restriction d'utilisation de l'eau potable, interdisant notamment l'arrosage et le remplissage des piscines. Des bris mécaniques dans deux des puits de la Municipalité et une surconsommation étaient alors évoqués. On espérait faire remonter le niveau des réservoirs. Or, la situation ne s'est pas résorbée.

On veut maintenant investiguer et savoir si c'est une fuite ou bel et bien une surconsommation qui est à la source du problème. Des tests de pression seront effectués au cours de la nuit de lundi à mardi et pourraient permettre de voir de quoi il en retourne, indique Robert Landry, maire de Saint-Étienne-des-Grès. La procédure est complexe, fait-il valoir, et plus d'une nuit pourrait être nécessaire pour arriver à des résultats concluants, convient-il. Il espère toutefois qu'on pourra avoir des réponses d'ici mercredi.

Le sol étant sablonneux, une fuite qui pointe vers le bas pourrait être difficile à localiser, explique encore M. Landry. On procédera par secteur pour circonscrire des zones éventuellement problématiques. Le cas échéant, une intervention sur le terrain permettrait d'identifier les conduites qui ne seraient plus étanches, indique le premier magistrat.

Quant à la sécurité incendie, les protocoles ont été revus et les Municipalités avoisinantes sont au courant de la situation, si bien que si un feu devait se déclarer des camions-citernes sont déjà prêts à être déployés, maintient-on. Si le manque de pression a rendu plus laborieux le travail des intervenants lors de l'incendie de forêt des derniers jours, le va-et-vient des camions-citernes a assuré un approvisionnement en eau continu sur le site du brasier, souligne-t-on.