Jean-François Brisson avait été condamné en février 2017 à 13 mois de prison pour une fraude de 54 000 $ envers l’organisme à but non lucratif (OBNL).

Le club nautique en attente d’un règlement avec la BMO

Plus de deux ans après la condamnation de son ancien trésorier pour fraude à l’endroit de l’organisme, le club nautique de Sherbrooke n’a toujours pas retrouvé l’argent qu’il a perdu lors de cette situation malheureuse.

Jean-François Brisson avait été condamné en février 2017 à 13 mois de prison pour une fraude de 54 000 $ envers l’organisme à but non lucratif (OBNL).

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La présidente du club nautique de Sherbrooke Annie Charbonneau rappelle que Brisson avait réussi à ouvrir un compte bidon à la succursale de la BMO de la rue King Ouest. C’est à partir de ce compte que Brisson a détourné l’argent qu’il s’appropriait frauduleusement entre 2011 et 2014.

Malgré la reconnaissance des faits par Brisson, le club nautique de Sherbrooke n’a pas réussi à se faire rembourser en entier ou en partie par la BMO la somme flouée.

« Nous n’avons jamais réussi à récupérer cet argent. Nous allons bientôt atteindre le délai de prescription de trois ans pour entreprendre des poursuites pour nous faire rembourser. Nous sommes un OBNL et nous n’avons pas l’argent pour entreprendre de telles démarches judiciaires. Les impacts sont déjà assez grands pour nos membres », signale la présidente du club.

Discussions

Annie Charbonneau mentionne que certaines personnes qui conseillent le club nautique sur le plan légal ont eu des discussions avec la BMO, mais qu’elles n’ont pas permis que le club soit remboursé pour cette fraude.

« Dans le jugement, nous n’avions aucune faute. Ça semble être le silence radio de leur côté depuis plusieurs semaines », déplore Mme Charbonneau.

La directrice des relations médias pour le Québec et les provinces de l’Atlantique à la BMO, Marie-Catherine Noël, commente brièvement la situation par courriel.

« Nous sommes au courant de la situation et après analyse, nous constatons que les faits rapportés par vous ne concordent pas avec les nôtres. Cela étant dit, il est à noter que BMO est en contact avec le club nautique depuis 2016 et ce malgré de longues périodes de silence. À ce stade-ci, nous ne commenterons pas davantage », signale Marie-Catherine Noël lors d’un échange de courriels avec La Tribune.

Perdants

En attendant le règlement du litige, ce sont les utilisateurs du club nautique de Sherbrooke qui sont les grands perdants dans cette affaire.

« Notre flotte de bateaux est désuète. Nous ne pouvons pas nous procurer de nouvelles embarcations sans compter que celle à moteur pour assurer la sécurité des athlètes sur l’eau doit aussi être remplacée. Nous avons réussi à reprendre un peu le dessus en faisant une gestion serrée de nos finances », indique Annie Charbonneau.

Brisson

Dans le cadre de sa probation à la fin de sa peine, Brisson devait rembourser 5000 $ au club nautique de Sherbrooke.

Bien connu des milieux communautaires et des affaires à Sherbrooke, Brisson a profité de ses fonctions au club nautique de Sherbrooke pour se payer du luxe aux dépens de l’argent qui était destiné aux jeunes athlètes.