Jean-Charles Reeves
Jean-Charles Reeves

Le choix d’un jury bilingue remis en question en raison de la COVID-19

René-Charles Quirion
René-Charles Quirion
La Tribune
Le contexte particulier lié à la pandémie de la COVID-19 pourrait priver un accusé d’être jugé par un jury bilingue comme il le réclamait.

L’ancien employé des Métaux Doucet du chemin Bibeau, Jean-Charles Reeves, qui avait vu son procès du printemps 2020 être reporté en raison du confinement se retrouvera devant un jury à compter du 18 janvier 2021.

Reeves est accusé de complot pour vol, de méfait public, de vol, de fraude de plus de 5000 $ ainsi que d’utilisation négligente d’arme à feu.

En confirmant la tenue du procès prévu au palais de justice de Sherbrooke, lundi, le juge Charles Ouellet de la Cour supérieure a mentionné que la convocation d’un jury bilingue pourrait devenir difficile.

« Nous avons un très grand problème à convoquer 400 à 500 candidats jurés pour constituer le jury », a expliqué le juge Ouellet.

La procureure aux poursuites criminelles Me Laïla Belgharras et l’avocat de la défense Me Alexandre Caissie ont expliqué au tribunal qu’un jury était nécessaire étant donné que des témoins tant anglophones que francophones seront convoqués.

L’un des témoins principaux s’exprime uniquement en anglais.

Me Caissie insiste pour que ce soit un jury bilingue qui soit sélectionné pour le procès. 

« Nous allons faire le point au cours de l’automne sur la situation », a indiqué le juge Ouellet.

Jean-Charles Reeves avait été cité à son procès concernant les accusations portées contre lui à la suite de son enquête préliminaire qui s’est terminé en novembre 2018.

Jean-Charles Reeves a renoncé à invoquer les délais depuis sa comparution en juin 2017 afin que son procès puisse se dérouler au-delà des délais jugés raisonnables par le tribunal. Le « plafond » de 30 mois concernant les délais pour la tenue d’un procès a été dépassé en décembre 2019.

Deux autres accusés dans cette affaire qui s’est déroulée le 1er juin 2017, Kevin Johnson et Tommy Gauthier, ont été condamnés à six ans de prison.

Jessica Larose, qui attendait à quelques kilomètres du chemin Bibeau où le vol avec une arme prohibée a été commis, a été condamnée à une peine de prison dans la collectivité.