Le chargé de cours remis en liberté

Accusé en lien avec la pornographie juvénile, un chargé de cours à l'Université de Sherbrooke  a été libéré sous de sévères conditions vendredi à Sherbrooke.
L'individu de 40 ans est accusé de quatre chefs en liens avec la pornographie juvénile. Une première accusation de possession de matériel de pornographie juvénile a été déposée le 22 janvier dernier. Le chargé de cours de l'UdeS avait été accusé de possession de pornographie juvénile entre le 1er novembre et le 1er décembre 2014.
Trois autres accusations de production, de distribution et d'avoir accédé à de la pornographie juvénile font état de gestes qui auraient été commis entre le 7 août et le 5 septembre 2014. Les deux premiers chefs d'accusation sont passibles de peines minimales d'une année de détention.
Le juge Paul Dunnigan de la Cour du Québec lui a imposé une kyrielle de conditions proposées par la procureure aux poursuites criminelles Me Joanny Saint-Pierre.
L'accusé devra mettre en veilleuse sa carrière de chargé de cours à l'Université de Sherbrooke parce qu'il ne pourra pas y remettre les pieds pendant les procédures judiciaires sauf une fois sur permission du doyen pour aller y chercher ses effets personnels. Il ne pourra non plus accéder au réseau informatique de l'UdeS.
Il devra respecter un couvre-feu, ne pourra avoir accès à internet que ce soit sur un ordinateur ou par un téléphone intelligent, ne pourra entrer en contact avec des enfants de moins de 16 ans ou se trouver à un endroit où il pourrait y en avoir sauf sur des conditions spéciales imposées par un tribunal.
Il devra aussi rencontrer son médecin de famille.
L'analyse des ordinateurs saisis chez lui et sur les lieux de son travail est encore sous analyse par les enquêteurs spécialisés de la Sûreté du Québec.
Le signalement concernant l'accusé a été fait au Centre national de coordination contre l'exploitation des enfants à la fin de l'été 2014.
Il est chargé de cours à forfait à la faculté des sciences au département d'informatique. À l'automne 2014, il donnait les cours d'Initiation à la programmation, Algorithmes et structures de données et Organisation des projets.
Son avocate Me Mélissa Gilbert a reporté son dossier au 22 avril prochain.